mardi 30 septembre 2014

Gaz de schiste en Luberon

Puyvert fait partie des 48 communes concernées (soit un total de quelques 100 000 habitants) ... mais comme partout ailleurs, personne n'aurait jamais rien su, s'il n'y avait pas eu un internaute en veille sur la question des gaz de schiste et s'il n'avait pas poursuivi méthodiquement sa recherche d'informations dans les profondeurs du site du Ministère de l’Écologie, du développement durable et de l'énergie.

Le 19 septembre l'alerte est aussitôt donnée et cela presse car - et c'est ça LA nouvelle ! - la page dénichée par l'internaute vigilant a pour titre : "Information et participation du public sur la demande de permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit de « Calavon »
Du 19/09/2014 au 11/10/2014"

... Voilà donc la demande d'autorisation de permis qui mobilise les réseaux sociaux, les militants écologistes et, plus largement, tous les opposants au gaz de schiste locaux (Luberon et Bouches du Rhône).
FNE Vaucluse a dédié une page de son site à ce sujet d'actualité brûlant (c'est le cas de le dire) et nous vous invitons à vous y rendre pour suivre au jour le jour l'actualité de ce dossier et de cette forte mobilisation.

Le permis incriminé, dit « de Calavon » (mais en fait c'est le "permis de Gargas" qui est rebaptisé ainsi), est prévu pour cinq ans, au bénéfice de la société suédoise Tethys Oil AB, dont le siège est à Stockholm. Celle-ci avait déposé, en janvier 2010, une demande d'octroi d'un permis exclusif de recherche sur une zone de 870 km2 à cheval entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, dont la quasi-totalité – 801 km2 – se trouve à l'intérieur du Parc naturel régional du Luberon.

Ce permis n'est donc pas nouveau et il est très inquiétant qu'il ressorte de cette façon confidentielle, là où quelques années plus tôt, et à la même société, il avait été rejeté, suite à de nombreuses oppositions officielles clairement affichées alors.

Pourquoi aucun élu n'a-t-il été informé cette fois-ci ?
Pourquoi la concertation du public et des associations d'environnement est-elle autant entravée, voire empêchée ?
La consultation du document - promise sur le site du Ministère de l’Écologie, du développement durable et de l'énergie - s'est révélée aussitôt impossible, au-delà des quelques miettes qui y étaient accessibles.
Quant à la consultation sur place, à la DREAL de Marseille, elle est une vraie pinocchiade* ! (* néologisme créé pour l'occasion et illustré par les tentatives menées par les représentants de FNE Vaucluse et Olivier Florens, vice-président du Conseil Général de Vaucluse, pour consulter ce dossier. (Voir le détail ici).

Autant de raisons d'être sérieusement inquiets et donc de se mobiliser !

VENEZ NOMBREUX - élus et citoyens - au rassemblement organisé ce jeudi 9 octobre à 18:30 à la Gare de Coustellet : il sera suivi d'une projection-débat autour du film "No gazaran".

DISONS NON à la validation du permis d’exploitation des gaz de schiste en Vaucluse quand il est encore temps !

vendredi 26 septembre 2014

Appel au boycott des œufs de la marque Super U

Depuis une semaine, une vidéo fait le buzz et de nombreux média (journaux, sites d'information en ligne, télévisions) s'en sont fait l'écho.

Nous avons décidé ici de n'en retenir que l'article de Challenges synthétisant le mieux les faits.

A l'origine, donc, cette vidéo diffusée par l'association L214 - Ethique et Animaux qui dénonce les conditions dans lesquelles sont élevées les poules dont les œufs sont vendus sous la marque Système U alors même que Serge Papin s'est engagé pour le bien-être animal.



Interrogé par 20 minutes, le responsable des relations presses de Système U fait savoir que le groupe ne voit pas pourquoi il devrait interrompre ses approvisionnements en œufs : «Aujourd’hui, en France, il n’y a pas suffisamment d’élevages de plein air ou bio pour répondre à la demande, poursuit Thierry Desouches. Il y a aussi une différence sensible du coût de production et donc du prix de vente pour le consommateur: un œuf bio coûte 40 centimes l’unité, un œuf de plein air 30 centimes et un œuf de cage 10 centimes. Nous avons 28 références différentes dans nos magasins: quelqu’un qui souhaite consommer un œuf issu d’une poule élevée dans des conditions plus dignes peut le faire, mais nous refusons de choisir pour le consommateur.» (sic)

Depuis des années, l'opération d'aménagement commercial envisagée sur Puyvert nous est présentée comme nécessaire au nom (entre autres) de l'obligation que les exploitants du Super U auraient d'une remise aux normes (taille des frigos, taille des allées ... ) de leur actuel supermarché.

Hormis que nous ne comprenons toujours pas ce qui empêche les exploitants du Super U de Puyvert de s'atteler immédiatement à cette remise aux normes, pour le plus grand confort et la sécurité sanitaire de leurs clients, cette vidéo nous amène à leur suggérer de faire immédiatement le nécessaire :
- pour que soit identifié au plus vite le vilain éleveur de poules en cages qui fournit Système U ;
- et pour que cesse la vente de ces œufs vendus sous la marque Système U dans le Super U de Puyvert.

Signez et faites circuler largement la pétition : https://www.change.org/secouez-super-u

Le non-respect des animaux c'est la porte ouvert au non-respect des hommes et des lois.

dimanche 14 septembre 2014

Les pièges d'un faux-direct à l'antenne de France Bleu Vaucluse

A 07:55, chaque matin de la semaine sur France Bleu Vaucluse, Philippe Garcia pose la question à un maire du département "Comment ça va Monsieur le maire ? " en espérant recueillir à la suite quelques confidences.

Ce lundi 8 septembre, c'était au maire de Puyvert que la question était posée. (Cliquer ici pour réentendre l'émission.)

"... Un maire très en colère" lançait Philippe Garcia en introduction. Tout comme un peu plus tôt, l'animateur du 6-9, cette fois, qui précisait que le maire de cette petite commune était "très en colère contre les services de l'Etat "(sic).

... Mais la radio réserve quelques pièges qui sont venus télescoper l'effet recherché.
Plusieurs auditeurs Puyverdans s'en étant fait l'écho auprès de notre rédaction, il nous a semblé que ce court passage sur les ondes méritait un post, ne serait-ce que pour préciser et rectifier un certain nombre de points. 

Précisions

  • Les risques du différé : quand l'actualité fait des siennes

    Il faut savoir que, même si l'illusion d'un direct est parfaitement donnée à l'antenne par Philippe Garcia, les interviews de ses émissions sont enregistrées.

    Et le déroulement de cette journée du 8 septembre allait précisément réserver une actualité CNAC (Commission Nationale d'Aménagement Commercial) qui allait se révéler particulièrement décalée par rapport aux propos de M. Sébastien VINCENTI le matin-même.

    En effet, quelques heures plus tard - en fin de matinée, très exactement, les pétitionnaires du projet de la zone commerciale de Puyvert autour du Super U actuel faisaient savoir à la CNAC qu'ils retiraient leur dossier pour lequel ils avaient reçu en mai dernier un avis favorable de la CDAC (Commission Départementale d'Aménagement Commercial) mais pour lequel  - suite au recours en CNAC lancé par les services de l’État pour le Préfet et par plusieurs associations et personnes physiques - venait d'être fixée une audience en "Commission nationale" (sic).

    QUAND ? ... juste deux jours plus tard, le 10 septembre à 11:30.
    M.VINCENTI en avait été prévenu dans les tout premiers jours de septembre puisque lui-même était convoqué à cette audience de la CNAC.

    Mais voilà, il y a 151 maires dans le Vaucluse et un maire ne choisit pas forcément le jour où passera à l'antenne l'enregistrement au cours duquel il a répondu au matinal "Comment ça va Monsieur le Maire ?" de Philippe Garcia.

    Et c'est ainsi que l'on peut se retrouver piégé :
  • à afficher sur les ondes une volonté sans faille ("on ira jusqu'au bout, ... on attend maintenant la commission nationale" (sic) ) ... le jour-même où, auprès de cette commission précisément, subitement et sans donner la moindre raison, on recule ;
  •  et à  exprimer un espoir "d'aller beaucoup mieux" (sic) une fois que le projet sera passé en "commission nationale"...  alors que les pétitionnaires, eux-mêmes, renoncent à l'examen de leur dossier en CNAC et à la décision favorable qu'ils en attendent...  juste quelques heures plus tard.

    Un vrai casse-pipe radiophonique que cette diffusion en différé - ce jour-là - sur France Bleu Vaucluse !
    Heureusement M.VINCENTI a été interrompu par Philippe Garcia avec un encourageant "Bonne journée Monsieur le Maire !"
  • Une colère en deux minutes et pas plus
    L'autre écueil que n'a pas su éviter M.VINCENTI c'est que deux petites minutes, c'est vraiment pas beaucoup pour exprimer les raisons d'une colère que n'auront probablement pas compris les auditeurs, d'autant que l'élocution reste ici toujours aussi approximative et que le sujet du SCOT aurait certainement mérité plus de temps.
    Nous-mêmes prendrons le temps de le faire sur la page réservée au SCOT sur notre site.

Correctifs

  • A propos du découpage territorial du Vaucluse

    Le "canton de Cadenet et Puyvert" (sic) n'a jamais existé autrement que dans la mention fantaisiste et éphémère qu'en fait M.VINCENTI lors de cette interview sur France Bleu Vaucluse.
    S'agissait-il lundi matin d'une erreur volontaire pour redonner plus d'importance stratégique qu'il n'en a au projet d'agrandissement de Super U sur Puyvert ?
    ... Ou d'un lapsus révélateur de la mémoire que le maire de Puyvert garde de ses deux échecs aux cantonales de mars 2004 et mars 2011, quand le canton de Cadenet existait ?

    Quoi qu'il en soit, depuis le nouveau découpage territorial qui est intervenu en février 2014 (voir le décret du 25 février 2014 paru au JO le 28) pour le département de Vaucluse, la question du "canton de Cadenet et de Puyvert" ne se pose plus puisque - depuis 7 mois déjà - Puyvert (tout comme Cadenet d'ailleurs) font partie désormais du canton de Cheval-Blanc qui va de Lagnes à Cucuron.

    Voir l'article 9 du décret cité :
    Le canton n° 8 (Cheval-Blanc) comprend les communes suivantes : Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Cheval-Blanc, Cucuron, Lagnes, Lauris, Lourmarin, Maubec, Mérindol, Puget, Puyvert, Robion, Taillades, Vaugines.
    Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Cheval-Blanc.
  • A propos de l'argument des commerces de village existant depuis 23 ans
    Le maire de Puyvert tente de rassurer l'auditeur en rappelant que depuis 23 ans, des petites supérettes existent dans les villages du Sud Luberon.

    Cela est vrai MAIS :
    • cela ne dit pas toute la difficulté qu'elles rencontrent à survivre à la concurrence du Super U actuel de Puyvert depuis qu'il existe ... et qu'elles subiraient encore plus avec sa nouvelle version ;
    • cela ne dit rien des autres commerces des villages qui seront de plein fouet concurrencés par  les boutiques nouvelles qui s'installeraient sur la zone commerciale envisagée.
  • A propos du recours du Préfet auprès du Conseil d’État
    Plusieurs recours contentieux courent à l'encontre de la commune de Puyvert et il est difficile pour un auditeur non-informé de comprendre le contexte particulier - beaucoup plus limité qu'il n'est apparu à l'antenne dans les mots même de M.VINCENTI - dans lequel la commune a gagné contre le Préfet.

    Aussi, quand M.VINCENTI affirme "On a même gagné contre le Préfet au Conseil d’État puisqu'il nous a amenés jusqu'au Conseil d’État "(sic), il laisse entendre que l'affaire a été jugée au plus haut niveau de la juridiction, ce qui est loin d'être le cas.

    PUYVERT INFO a d'ailleurs eu l'occasion de faire, par deux fois, une mise au point très claire à ce sujet, compte tenu des mêmes interprétations abusives qui pouvaient découler de la façon dont M.VINCENTI communiquait sur ce recours au Conseil d’État :

mardi 12 août 2014

Le moulin, c'est vraiment un cirque !


Jusqu'en 2008, de nombreux Puyverdans avaient l'habitude de se servir comme repère du petit cabanon, juste avant le rond-point dit "de la Gravière", pour indiquer aux vacanciers et touristes qui leur faisaient l'honneur d'une visite, l'arrivée dans notre charmant village blotti au pied du Luberon.

Mais en été 2008, les parpaings commencèrent à coloniser le terrain agricole inconstructible. Le joli petit cabanon authentique, loin d'être protégé comme cela était imposé, a commencé à subir toutes sortes de déprédations au vu et au su de tous, comme abandonné par tous.

 

Fin mai 2012, le cabanon et les coquelicots montraient encore d'ultimes signes de résistance.


Mais en quelques jours, il ne restera rien du cabanon. 

Sur place, voilà des années qu'un grand panneau publicitaire annonce la vente prochaine d'huile au moulin avec, comme seules heures d'ouverture, un numéro de téléphone portable.

Comment donner comme repère un moulin à huile là où vacanciers, touristes et, avouons-le, Puyverdans perspicaces persistent à n'y voir qu'une construction inachevée sans aucun olivier ni moindre litre d'huile d'olive à vendre ?

Aujourd'hui - et pour une semaine - cette question ne se pose plus !


Car du 12 au 19 août, un chapiteau - jaune comme l'huile d'olive et rouge comme les coquelicots - est venu s'adosser aux vilains parpaings.

"Le moulin ?  ...  c'est vraiment un cirque !"

Pour la plus grande joie des tout-petits qui aiment des réponses claires à leurs questions compliquées...


mercredi 9 juillet 2014

Quand le site internet du Conseil d'Etat offre la transparence que l'on n'a pas à Puyvert

Internet, c'est désormais un vieux débat, peut donner le meilleur comme le pire...
Quand il permet au citoyen d'accéder à l'information qui lui est refusée sur place, internet est un formidable outil.

Dans notre post précédent, nous pointions sur le manque de transparence de la communication du Maire en direction de ses administrés, mais hélas aussi, en direction des membres-mêmes de son Conseil. Et vu que cette opacité, qui s'exerce depuis des années, ne fait aucun doute, il nous semblait bien peu crédible que la transparence soit l'un des trois mots d'ordre de cette nouvelle mandature.

Pour l'illustrer, nous prenions comme dernier exemple ce qui était écrit dans le dernier BIM (Bulletin d'Information Municipale) de Puyvert concernant la décision du Conseil d'Etat qu'annonçait M.VINCENTI ... décision dont il semblait se féliciter, tout en oubliant d'en préciser le contexte et d'en donner la teneur. 
Pourquoi se priver du détail ? Cela nous a paru étrange.

Aussi, pour éclairer les consciences et les esprits de Puyvert qui se sentent capables de lire une page d'explication, nous avions tenu aussitôt à clarifier le contexte dans lequel cette procédure auprès du Conseil d'Etat avait été lancée, suite aux deux premiers niveaux auxquels la demande de suspension du Préfet avait été portée.

Pour preuve qu'une explication en toute transparence ne relève pas de l'utopie, nous avons reçu des remerciements immédiats de la part de lecteurs Puyverdans, étonnés qu'on les ait pris pour assez bêtes jusqu'ici pour ne pas "mériter" de savoir et donc de comprendre. 
Ils comprenaient tout désormais et s'étonnaient du mystère qui avait été fait jusqu'ici de cette décision. Mieux ! ... ils nous faisaient savoir qu'ils étaient curieux de connaître les arguments avancés par le Préfet et le Ministre, à sa suite.

C'est ici que l'on apprécie la transparence d'un site internet comme celui du Conseil d’État qui n'hésite pas, lui, à afficher les décisions qu'il prend. Et qui livre cette décision prise le 18 juin 2014.

Car nous connaissons désormais l'argument qui a été mis en avant auprès du Tribunal Administratif de Nîmes, auprès de la Cour d'Appel Administrative de Marseille, et enfin auprès du Conseil d’État. 

Et nous savons désormais que cet argument selon lequel "la commune ne pouvait, en raison de l'annulation partielle de son plan local d'urbanisme, légalement approuver une révision simplifiée de ce plan concernant une autre partie du territoire communal sans avoir procédé à une révision globale de son plan " n'a pas été retenu par "le juge des référés de la cour administrative d'appel de Marseille" et que le Conseil d’État, en réponse au recours porté par le Ministre de l'égalité des territoires et du logement, a considéré que, ce faisant, "le juge des référés de la cour administrative d'appel de Marseille n'a pas, eu égard à son office, commis d'erreur de droit.

Rien de nature, donc, à minimiser la légitimité des arguments invoqués, sur le fond, dans les deux recours engagés et toujours en cours d'instruction.
Et attendons de connaître ces décisions sur le fond qui, de loin, seront beaucoup plus importantes que cette décision du Conseil d’État.

vendredi 4 juillet 2014

"Transparence" ... vous avez dit "transparence" ???

Dans les boîtes aux lettres des Puyverdans ce jour est tombée la nouvelle version papier glacé du numéro 43 du BIM (Bulletin d'Information Municipale) de Puyvert.

Dans Le Mot du Maire, il est annoncé que "cette nouvelle mandature sera celle de l'équité, de la transparence et de la concertation", ce qui, en soi, est une belle déclaration d'intention, sauf que, hélas, la suite de cet édito de M.Vincenti en est une bien mauvaise illustration.
Limitons-nous aussitôt ici à la transparence... et apportons toute celle qui manque à cet édito pour comprendre utilement les informations juridiques qui y sont données.

Les Puyverdans, qu'ils aient reporté leur confiance ou pas sur M. Vincenti lors des dernières municipales, le méritent bien ... peut-être encore plus les premiers (70% des votants) , d'ailleurs que les seconds qui ont été bien informés de ces sujets par l'équipe de Puyvert demain (30% des votants).

Sur la base du fameux adage " ce qui est clair s'exprime clairement et se comprend donc aisément", voici donc les éléments de totale transparence que notre équipe souhaitait apporter aux étonnements que certains Puyverdans ont fait connaître aussitôt à notre rédaction.

1 - RECOURS CONTRE LE PLU DE 2006

Pour rappel, voir la page qui lui est consacré sur notre site ici.

Le PLU de 2006 de Puyvert a fait l'objet de TROIS recours contre la commune dont :
  • UN recours a été remporté par M. et Mme CANOSA avec, pour effet, le retour au POS, dès juillet 2009, de la zone St Pierre.
    La commune avait obligation, suite à ce jugement, d'engager une révision générale du PLU pour remettre à niveau le PLU. Ce qu'elle a fait, d'ailleurs, en votant une délibération prescrivant cette révision générale le 10 novembre 2009.

    En revanche, cette révision n'a pas avancé d'un pouce depuis ...
  • UN recours a été lancé par M. et Mme MARCELET qui ont été déboutés en premier niveau, c'est-à-dire auprès du Tribunal Administratif de Nîmes en décembre 2012.

    Mais ceux-ci ont fait immédiatement appel de cette décision. Et donc, rien n'est encore gagné puisque ce recours suit son cours auprès de la Cour d'Appel Administrative de Marseille.
  • UN autre, enfin, a été remporté par l'ASEP (Association de Sauvegarde de l'Environnement de Puyvert) en premier niveau, c'est-à-dire auprès du Tribunal Administratif de Nîmes en décembre 2013, avec, pour effet, le retour immédiat au POS sur TOUTE LA COMMUNE cette fois.

    La commune a décidé de faire appel de cette décision
    de décembre 2013 :
    • Sur le caractère exécutoire de ce jugement, en demandant un "sursis à exécution de ce jugement" (terme exact).
      ... Pour parler simple, il s'agit ici de demander à la Cour d'Appel Administrative de Marseille à revenir sur ce retour immédiat au POS et à pouvoir en rester encore au PLU, tant que l'appel, sur le fond, n'a pas été jugé (ce qui prend du temps).

      Voilà, vous pouvez désormais comprendre ce qui est dit ici dans Le Mot du Maire :
    • mais également sur le fond
      ... et ce dossier suit son cours (l'instruction est en cours, aucune audience n'est encore fixée) : donc, à ce jour, pas de décision en appel, sur le fond, quant à ce recours contre l'annulation du PLU obtenue par l'ASEP.
      Il n'est donc pas transparent de dire, comme cela est dit dans l'encart ci-dessus, que "si le jugement nous est favorable, nous pourrons enfin réaliser ....etc."

      Non, non ! ... il faudra attendre le jugement au fond et cela prend plus de temps encore !

 2 - Recours contre la révision simplifiée du PLU de 2012

Comme le rappelle aussi la page de notre site, les différents recours engagés à ce niveau contre la commune sont toujours en cours.
  •  Celui, du Préfet, au nom des services de l'Etat, qui est double, lui-aussi :
    • D'une part, M. le Préfet a demandé aussitôt à ce que la révision du PLU soit suspendue et que l'on revienne alors au PLU de 2006 : à l'époque, fin 2012, le PLU n'avait pas encore été annulé et donc cela faisait sens de vouloir immédiatement mettre un frein à la révision simplifiée en demandant le retour au PLU de 2006, dans l'attente d'un jugement sur le fond.

      M. le Préfet a été débouté en premier niveau, c'est-à-dire auprès du Tribunal Administratif de Nîmes en avril 2013. Il a fait appel de ce jugement auprès de la Cour d'Appel Administrative de Marseille et a été débouté à ce niveau.
      Le niveau supérieur suivant étant le Conseil d'Etat, le dossier a été porté devant le Conseil d'Etat par la ministre du Ministère du logement, de l'urbanisme et de l'environnement de l'époque car c'est la règle en la matière.
      Et à ce niveau, le Conseil d'état a lui-encore confirmé les décisions des deux niveaux précédents.


      Voilà, vous pouvez désormais comprendre ce qui est dit ici dans Le Mot du Maire :

    On voit bien qu'ici seule la suspension immédiate de la révision simplifiée du PLU de 2012 est visée par cette décision du Conseil d'Etat.

    • Et d'autre part, le recours de M. le Préfet, sur le fond cette fois, suit son cours. Il n'est actuellement qu'en premier niveau, auprès du Tribunal Administratif de Nîmes. L'instruction se poursuit, aucune audience n'est encore fixée, donc là-encore, rien n'est joué et cela va prendre du temps.
  •  Celui de l'ASEP qui, lui-aussi, suit son cours. Il n'est actuellement qu'en premier niveau, auprès du Tribunal Administratif de Nîmes.
    L'instruction se poursuit, aucune audience n'est encore fixée, donc là-encore, rien n'est joué et cela va prendre du temps.
Tout ceci pour dire - sans ambiguité et très clairement - que la bonne nouvelle dont se réjouit M.Vincenti dans son BIM du jour ne change rien ... c'est d'ailleurs ce qui a peut-être guidé le Conseil d'Etat à prendre cette décision car à quoi bon donner tort à la Cour Administrative de Nîmes sur cette demande de suspension ... puisque, entre-temps, avec la procédure contre le PLU de 2006, Puyvert est revenu au POS de 2006 ?

Et pour revenir à un PLU, il faudra prendre le temps d'en refaire un le moment venu, c'est-à-dire quand la justice aura jugé sur le fond.

Ces deux dossiers continuent à nous passionner, nous ne manquerons pas d'annoncer toute nouvelle décision.

mardi 1 avril 2014

L'anguille était sous roche à Puyvert

Non, ce n'est malheureusement pas un poisson d'Avril !

Nous n'avons pas de port ni la mer à Puyvert ... juste l'Aiguebrun où s'est cachée patiemment sous roche, le temps des élections municipales, une annonce en forme d'anguille qui n'a rien d'un poisson d'avril, même si l'actualité nous la fait publier aujourd'hui.

Nos enquêteurs avancent qu'elle s'y serait cachée au terme de la réunion publique de l'équipe d'opposition, Puyvert Demain, qui avait vu la présidente de l'APE (Association des Parents d'Elèves) tenter de convaincre la salle qu'il était obligatoire, dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, de sortir les enfants des locaux de l'école pour les occuper dans un autre lieu (à construire, forcément) pour des activités encadrées ... (forcément) par des personnes du milieu associatif.

Devant autant d'interprétations fausses des textes en vigueur, nous avions constaté combien elle était déstabilisée et inquiète, suite aux éclaircissements qui lui étaient faits. Cette personne a même demandé à l'équipe d'opposition si ils avaient déjà prévu les associations qui prendraient en charge ces activités de 15:45 à 16:30, en cas de victoire.

La réponse ayant été que non, et que l'équipe prendrait le temps d'une vraie concertation, ce n'était pas vraiment pour la rassurer et nous pensons que c'est dans la nuit qui a suivi qu'une autre roche a été posée dans l'Aiguebrun ... pour faire patienter encore un peu l'anguille sur place.

Mais le premier tour du 23 mars n'a pas tardé à libérer notre anguille coincée dans un creux de l'Aiguebrun ...

Voici, donc, en trois photos l'anguille devenue publique : les lecteurs avisés de notre blog ne manqueront pas de faire l'analyse qui s'impose quant au lien qui existe entre les trois photos.

Les plus perspicaces ajouteront même le quatrième lien sans illustration : ... à savoir la mairie de Puyvert et son nouveau conseil municipal continuant dans le même mode associatif "sélectif" et toujours autant dépendant des deniers publiques qui sont ... les nôtres !

1 - Copie d'écran du site de l'association LOISIRS et ANIMATIONS "née à l'initiative de Rémy Brity (fils de l'adjoint au maire, Philippe Brity), avec le soutien de Magali LUTTI" (présidente de l'APE de Puyvert).

2 - L'annonce publiée sur le site de LOISIRS & ANIMATIONS mais aussi ce 31 mars 2014 sur la page facebook publique du comité des fêtes de Puyvert  (Patricia Parraud, conseillère municipale)


3 - Et enfin ce qui s'affiche, suite à la réunion du mardi 12 novembre 2013, sous la rubrique "Rythmes scolaires" du site de l'APE (Association des Parents d'Elèves de Puyvert) ... dont Mme Magali LUTTI est précisément la présidente.


Non, ce n'est pas un poisson d'avril ... c'était juste l'anguille sous roche dont nous avions perdu la trace le soir du 19 mars dernier (réunion publique de Puyvert Demain) !