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vendredi 29 avril 2016

Quand l'actualité rappelle à Puyvert une règle fondamentale en matière d'urbanisme

L'actualité réserve parfois de jolies surprises et notre comité de rédaction était loin de penser que le Figaro lui vaudrait un tel éclat de rire ... et à Thierry LIGNEAU, maire de Sorgues (Vaucluse), l'honneur d'entrer aujourd'hui aussi gaiement dans notre rubrique "LE COIN DU BON SENS". 

Ce 28 avril le Figaro annonce la condamnation de deux associations musulmanes de Sorgues (Vaucluse) par le tribunal correctionnel d'Avignon pour avoir créé, sans permission, un nouveau lieu de culte dans un entrepôt d'une zone commerciale. 



Le Progrès


Vaucluse : un entrepôt devenu mosquée sans autorisation ... pour avoir transformé sans autorisation un entrepôt de la zone commerciale en mosquée ...
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Le terme "zone commerciale" déclenche aussitôt le système de veille que nous avons mis en place pour surveiller la presse et le web et nous recevons cet article dont le sujet est manifestement très éloigné de notre ligne éditoriale.

Si nous le publions ici, c'est précisément parce que, à l'occasion de la création de cette mosquée, le maire de Sorgues (Vaucluse) rappelle avec des mots très simples - et donc compréhensibles de tous - ce que nous nous efforçons de rappeler sur PUYVERT INFO, chaque fois que l'actualité communale de Puyvert nous y contraint :

"Il est impossible pour une commune de modifier le Plan local d'urbanisme (PLU) pour une parcelle isolée." Thierry Ligneau, maire de Sorgues


En l’occurrence ici c'est du PLU de Sorgues qu'il s'agit mais évidemment nous aurions rêvé entendre pareille déclaration de la part de Sébastien VINCENTI, maire de Puyvert :
  • pour le POS de Puyvert dont l'historique démontre à quel point ses différentes modifications n'avaient pour but que de modifier le règlement de la parcelle 1350 où se trouve le Super U actuel ;
  • pour le PLU de Puyvert

    • qui a permis de déclasser deux parcelles agricoles non-constructibles au nord de la parcelle du Super U actuel pour servir les projets d'extension de la société privée exploitant le supermarché ;
    • et qui, par son pastillage méticuleusement ciblé et dosé, a permis à certains privilégiés de bâtir, d'agrandir ou de transformer sur des parcelles où seule l'activité agricole pratiquée sur les parcelles concernées aurait du justifier les autorisations accordées par la commune.

      Marchand de bien transformant poulailler, cochonnier et autres bâtiments d'un domaine agricole en logements pour des particuliers,
      Bâtisseur de lieu de vente de produits locaux en pleine zone agricole alors qu'il n'est ni exploitant ni producteur sur place,
      Conseiller/conseillère municipaux devenu(e)s promoteurs de lotissements ou de pavillons
      ... autant d'exemples locaux qui illustrent l'impérieuse nécessité de rappeler à la commune de Puyvert qu'il est impossible pour une commune de modifier un document d'urbanisme pour une parcelle isolée.
L'article du Figaro évoque sur sa fin la controverse qui oppose les associations musulmanes au maire de Sorgues : celui-ci aurait-il promis uniquement oralement de modifier le PLU (comme si cela l'engageait moins) ? Aurait-il cédé dans un deuxième temps à des pressions ? Est-il sincère lorsqu'il affirme aujourd'hui qu'"Il est impossible pour une commune de modifier le Plan local d'urbanisme (PLU) pour une parcelle isolée." ?

L'avenir le dira. 







Allez savoir pourquoi ? ... nous sommes nombreux à Puyvert à nous être fait notre propre religion sur les déclarations ou professions de foi des élus locaux ... surtout en matière d'urbanisme !

dimanche 17 janvier 2016

Non, vous ne trouverez pas tout au Super U de Puyvert... même agrandi !

"La diversification de l'offre", un alibi bien rôdé par les mégalo de la grande distribution 

Hier soir et aujourd'hui repassaient sur LCP (La Chaîne Parlementaire) le documentaire "Les centres commerciaux : la grande illusion" déjà diffusé en mai/juin 2015 sur France 5 (voir notre médiathèque).

 Le maillage systématique que veut opérer la grande distribution française - et qui vaut à notre pays le triste privilège d'être le pays d'Europe où il y a le plus grand nombre de grandes surfaces - y est à nouveau expliqué, en même temps que sont montrées les limites et les conséquences de cette stratégie.

La bonne vieille grosse ficelle, bien connue, qui consiste pour les aménageurs et autres bétonneurs commerciaux à mettre en avant une soi-disant nécessaire "diversification de l'offre" au bénéfice du consommateur cache bien mal les deux réalités suivantes :
  1. Sous cet alibi grossier, c'est uniquement une lutte concurrentielle que se livrent entre elles les enseignes et cette course effrénée à l'échalote pour une occupation optimale du terrain relève d'une seule logique purement économique de la part de ceux qui s'y prêtent (enseignes, aménageurs et commercialisateurs) ...  et non de "l'intérêt général" comme on s'essaie à vouloir nous en convaincre ; ce constat vaut à tous les échelons et, toutes proportions gardées, cette motivation de conserver l'avantage sur ses concurrents vaut pour le porteur du projet d'extension du Super U à Puyvert.

    Même si le projet a été revu à la baisse, le but est bien ici de transformer un supermarché qui n'aurait jamais du pouvoir s'installer en pleine campagne en un hypermarché.

    Une fois devenu hypermarché, il sera difficile de faire sortir cet hypermarché de cette dynamique de maillage si bien intégrée à la logique de développement de la grande distribution française.

    Le propriétaire du Super U - qui est également propriétaire, entre autres, de l'Hyper U de Pertuis - va d'ailleurs plus loin désormais en renforçant sa présence vis à vis de ses concurrents, et d'une façon plus discrète pour les consommateurs, en devenant "bailleur commercial" dans la zone sud de Pertuis où il réalise actuellement une zone qui devrait héberger bientôt plusieurs commerces qui ne seront pas à son enseigne U mais qui lui rapporteront certainement bien plus par leurs loyers. Il serait question, entre autres, d'une boulangerie à l'enseigne "Marie Balchère" et d'un lieu de vente de fruits et légumes à l'enseigne "Provenc' Halles" - tous deux faisant partie du même groupe Blachère - et d'une station essence.

    Là-encore, qu'on nous démontre qu'il s'agit de "diversifier" l'offre commerciale ... la zone Sud de Pertuis ne compte plus ses boulangeries ni ses lieux de ventes de fruits et légumes !

  2. Le chantage à l'emploi que la grande distribution exerce auprès des élus locaux est très pernicieux. Il fascine les élus qui manquent d'idées en matière de redynamisation de leur commune ou qui ne croient plus qu'en un développement économique communal basé sur la consommation de leurs administrés.

    Mais ce que montre encore et encore, et très bien, ce documentaire comme beaucoup d'autres actuellement c'est que la diversification de l'offre a pour limites :
    •  le flux (autrement dit, la fréquentation des consommateurs) et les chiffres sont largement en-dessous des espérances ;
    • ... et la capacité des consommateurs à consommer
D'ailleurs, si la diversification de l'offre avait vraiment pour objectif - et pour effet - de nous faire majoritairement consommer sur place, bien malins seraient ceux qui pourraient nous garantir de trouver TOUT ce que nous n'aurions plus besoin d'aller trouver AILLEURS.  ... Y compris le travail en suffisance pour tous sur place, ce que ne saura jamais offrir sur Puyvert l'hypermarché en projet ! ... Nous continuerons donc à prendre notre voiture pour aller travailler et trouver les loisirs et les services qui ne sont pas à notre disposition ici. Et nous continuerons à trouver judicieux de faire nos courses sur la route ou près de notre destination !


Et une fois qu'on aura voulu faire la ville à la campagne, on ne pourra plus recréer la campagne et on aura même pas forcément réussi à garantir que la ville faite ici à la campagne n'ait pas, du fait de ce fichu maillage, une autre zone plus tentante, juste à côté ... ce qui rend encore plus illusoire la résistance du maire du Nord de la France qui tente de résister au projet de Noyelles-Godault.


Ce maire du Nord de la France qui, pour résister au fléau des extensions pharaoniques annoncées près de sa commune, en arrive même à reprendre à son compte la diversification de l'offre, nous ramène, de façon pathétique, à la vidéo extraite de Groland le 21 novembre 2015 que nous avons mise en page d'accueil de ce blog.

Car le virage du troisième millénaire vu par Groland - avec ces trois maires qui rivalisent de projets fous en pleine campagne, c'est beaucoup plus drôle que la résistance illusoire de ce maire face au Noyelles-Godault de 2017. 

http://www.canalplus.fr/c-humour/pid1787-c-groland.html?vid=1332825

Le virus de "la diversification de l'offre" a contaminé les élus ... même à Puyvert !

La logique du pot de carottes manquantCliquer sur l'image pour écouter !
C'est en pleine réunion publique, le 11 décembre à la Salle Mistral de Puyvert, que le virus s'est manifesté sous les termes "d'extension de l'offre commerciale"(sic). Il s'est attaqué à un pauvre pot de carottes lors de l'intervention pour le moins maladroite et improbable de la première adjointe de Puyvert.

Jugeant opportun d'intervenir dans le débat pour apporter son soutien inconditionnel au Super U, elle a développé cet argument pour nous convaincre qu'il suffirait qu'il manque un pot de carottes à Super U pour qu'on soit obligé de faire l'intégralité (sic) de nos courses ailleurs. 

Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux disait Alphonse Allais alors terminons cet article en riant des conséquences que semble avoir déjà eu sur certains consommateurs locaux cette logique du "tout ou rien" qui n'a justement rien de logique à nos yeux.


Comme ce client qui s'est mis à renverser soudain son panier aux 3/4 plein au beau milieu de l'allée des produits en frigo au Carrefour de Pertuis et que nous avons clairement entendu bougonner en partant : " Y a pas de béchamel toute prête au rayon produits frais ! Il  me reste plus qu'à aller refaire toutes mes courses au Lidl ... Pourvu que je sois rentré chez moi à La Tour d'Aigues dans une demi-heure".

mardi 8 septembre 2015

La commune de Puyvert conteste l'arrêt rendu ce 2 juillet par la Cour d'Appel Administrative (CAA) de Marseille

 



"Ne dites pas aux Puyverdans que je conteste l'arrêt du 2 juillet dernier, j'ai tout fait pour leur faire croire que j'avais gagné " ! *







Ce sous-titre résume merveilleusement bien la réaction spontanée du comité de rédaction de Puyvert Info à la découverte, ce matin, que la commune de Puyvert se pourvoit en cassation contre l'arrêt rendu, ce 2 juillet 2015, par la Cour d'Appel Administrative (CAA) de Marseille
 
Nous avions pris le temps de commenter et d'expliquer cet arrêt DOUBLE - rendu sur la base d'une analyse mesurée et équilibrée du jugement du Tribunal Administratif de Nîmes de décembre 2013. (Pour rappel, relire l'article publié sur Puyvert Info le 6 juillet et le 9 juillet.)

Nous tenions - même si cela était un peu compliqué, compte tenu du dossier - à ce que le plus grand nombre de Puyverdans connectés à internet puissent enfin connaître la vérité sur l'illégalité du PLU de Puyvert de 2006 et sur l'obligation faite à la commune d'abroger le PLU de 2006 rendu, de ce fait, illégal ... et donc inopposable.

1) Aujourd'hui, en contestant cet arrêt, le maire de Puyvert ne pouvait donner meilleure preuve à tous les Puyverdans  :
  • que cet arrêt en CAA de Marseille était bien défavorable à sa commune

    En effet, même si l'on ne connait rien au droit ni aux procédures juridiques, qui peut continuer à penser aujourd'hui que la commune de Puyvert fait appel d'une décision de justice qui lui est favorable. ? (Et, du coup, cette première remarque vaut à cet article de prendre immédiatement le chemin de notre rubrique "LE COIN DU BON SENS")
    • Que l'ASEP (Association de Sauvegarde de l'Environnement de Puyvert) - directement visée et nommément citée, et avec elle, les autres personnes physiques dont le nom reste mis en pâture pour les stigmatiser comme étant les horribles coupables - ont bien fait de tenir à rétablir la vérité en distribuant leur communiqué rectificatif.
      ... Même si cela lui a valu de recevoir dans la boîte de son président un certain nombre de tracts dans une enveloppe avec des commentaires d'une haine et d'une bêtise tellement consternantes pour leurs auteurs que nous n'aurons pas la bassesse, ici, de les rapporter.

      ... Haine tellement ordinaire - mais déjà tellement constatée depuis des années par les opposés au PLU de 2006 ! - que les anonymes regroupés, semble-t-il à l'initiative d'une personne plusieurs fois citée, en ont même oublié que leurs  commentaires écrits à la main étaient une base rêvée pour une analyse graphologique !
    2) En contestant cet arrêt, la commune de Puyvert ne pouvait également donner meilleure preuve à Puyvert Info  :
    •  que ses infos sont exactes

      Et c'est la plus belle récompense et le plus beau compliment que pouvaient nous faire ceux-là mêmes qui nous insultent, nous invitent à quitter Puyvert et autres bêtises ordinaires déjà évoquées plus haut.

      "Les chiens aboient, la caravane passe" ... heureusement, nous y sommes habitués !

    3) Enfin, en contestant cet arrêt, le maire de Puyvert ne pouvait également donner meilleure illustration de la responsabilité qu'il assume pleinement à engager des frais juridiques qui valent à la commune, si l'on en croit ce qui se dit dans le village, d'avoir un budget juridique équivalent à la commune de Cavaillon (!!!) ... mais que supportent les Puyverdans.
    • Est-il besoin de rappeler ici que le recours gracieux, initialement adressé à la commune par l'ASEP et par un certain nombre de personnes physiques n'aura coûté, lui, que le prix d'un envoi en RAR ... et uniquement à la charge de ses expéditeurs !
    • Que si le maire y avait répondu, en acceptant d'analyser les illégalités qui lui sont reprochées aujourd'hui, il n'y aurait jamais eu, à la suite, de recours contentieux ... et donc de frais d'avocats à la charge de TOUS les administrés, y compris d'ailleurs de ceux qui ont porté l'affaire du PLU de 2006 devant la Justice et à qui la Justice a donné raison.
    L'avenir dira aux Puyverdans si les Conseils de la mairie étaient bien inspirés d'engager ce pourvoi en cassation.


    * Une fois n'est pas coutume, nous plagions ici le titre du premier livre d'un publicitaire célèbre, Jacques Séguéla ("Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, ... elle me croit pianiste dans un bordel". Flammarion 1979).

    dimanche 26 juillet 2015

    Frappée au coin du bon sens et croquée sur le vif à la boulangerie de Lourmarin, la sauvegarde des commerces de proximité soutenue par les touristes

    L'été est là et les touristes sont au rendez-vous.

    Parti acheter un gibassié à la boulangerie de Lourmarin il y a quelques jours, l'un de nous n'a pas regretté d'y faire la queue un peu plus longtemps que prévu : un touriste, venu du nord de la France, était en longue conversation avec la serveuse et ne manquait ni d'arguments ni de mots assez durs contre la grande distribution pour dire combien il fallait veiller à protéger les petits commerces de tous ces charmants petits villages qu'il découvrait. 

    Visiblement, notre homme n'avait pas réussi, là où il vivait, à y enrayer le développement de la grande distribution ... et l'actualité du moment (cf. la crise des éleveurs qui fait la une de ce début juillet 2015) donnait encore plus de sens à son boycott des supermarchés et autres grandes surfaces "qui, au bout du compte, gagnent toujours plus ou autant ... au détriment des petits, qu'ils soient producteurs ou éleveurs" (sic).

    De son atelier, par-derrière, le boulanger acquiesçait d'une voix forte pour couvrir les bruits de la rue très animée et envahie de touristes à cette heure-là.

    "Non, mais c'est vrai quoi, c'est à nous de protéger les petits commerces ..." dit notre homme en reprenant sa monnaie.

    N'ayant aucun mot à ajouter à cette conversation frappée au coin du bon sens et croquée sur le vif, notre ami Puyverdan se limite à commander son gibassié dont l'huile d'olive commence aussitôt à graisser légèrement le sac en papier dans lequel la serveuse l'a glissé. 
    Par précaution, il retourne le sac en papier pour faire un rabat supplémentaire et découvre alors ce message qui, en l’occurrence, ne pouvait fournir meilleure conclusion cohérente à la scène qu'il venait de partager.



    Un peu plus loin, le touriste retrouve femme et enfants qui l'attendaient sur leurs vélos ...

    Arrivé à sa hauteur, notre Puyverdan l'entend dire à sa femme "J'ai été un peu long, j'ai parlé un moment avec les boulangers. Eux-aussi, ils se battent, tu vois, pour faire vivre les petits commerces de village".