dimanche 26 juillet 2015

Frappée au coin du bon sens et croquée sur le vif à la boulangerie de Lourmarin, la sauvegarde des commerces de proximité soutenue par les touristes

L'été est là et les touristes sont au rendez-vous.

Parti acheter un gibassié à la boulangerie de Lourmarin il y a quelques jours, l'un de nous n'a pas regretté d'y faire la queue un peu plus longtemps que prévu : un touriste, venu du nord de la France, était en longue conversation avec la serveuse et ne manquait ni d'arguments ni de mots assez durs contre la grande distribution pour dire combien il fallait veiller à protéger les petits commerces de tous ces charmants petits villages qu'il découvrait. 

Visiblement, notre homme n'avait pas réussi, là où il vivait, à y enrayer le développement de la grande distribution ... et l'actualité du moment (cf. la crise des éleveurs qui fait la une de ce début juillet 2015) donnait encore plus de sens à son boycott des supermarchés et autres grandes surfaces "qui, au bout du compte, gagnent toujours plus ou autant ... au détriment des petits, qu'ils soient producteurs ou éleveurs" (sic).

De son atelier, par-derrière, le boulanger acquiesçait d'une voix forte pour couvrir les bruits de la rue très animée et envahie de touristes à cette heure-là.

"Non, mais c'est vrai quoi, c'est à nous de protéger les petits commerces ..." dit notre homme en reprenant sa monnaie.

N'ayant aucun mot à ajouter à cette conversation frappée au coin du bon sens et croquée sur le vif, notre ami Puyverdan se limite à commander son gibassié dont l'huile d'olive commence aussitôt à graisser légèrement le sac en papier dans lequel la serveuse l'a glissé. 
Par précaution, il retourne le sac en papier pour faire un rabat supplémentaire et découvre alors ce message qui, en l’occurrence, ne pouvait fournir meilleure conclusion cohérente à la scène qu'il venait de partager.



Un peu plus loin, le touriste retrouve femme et enfants qui l'attendaient sur leurs vélos ...

Arrivé à sa hauteur, notre Puyverdan l'entend dire à sa femme "J'ai été un peu long, j'ai parlé un moment avec les boulangers. Eux-aussi, ils se battent, tu vois, pour faire vivre les petits commerces de village".


vendredi 10 juillet 2015

Droit de réponse ouvert au Comité des Fêtes de Puyvert

Nous nous y sommes toujours engagés au nom de l'objectivité et c'est donc avec plaisir que nous publions ici la réaction du Comité des Fêtes de Puyvert au dernier article de Puyvert Info et à la suite, la réponse du comité de rédaction de PUYVERT INFO.

LA RÉPONSE DU COMITÉ DE RÉDACTION DE PUYVERT INFO



Sujet :
Re: Réf. : Distribution du Bintje du jour
Date :
Fri, 10 Jul 2015 17:59:45 +0200
De :
Puyvert Info
Pour :
comitedesfetes.puyvert@orange.fr


Comme cela est indiqué dans la présentation de notre blog vous avez tenu à réagir au dernier article paru sur PUYVERT INFO en nous adressant l'e-mail ci-dessous.
Comme nous nous y sommes engagés, nous tenons à y répondre et nous avons d'ailleurs décidé de publier à l'occasion un droit de réponse qui rendra ainsi publiques votre réaction et notre réponse.
Il ne sera pas dit que nous ne respectons pas les règles exigeantes que nous nous sommes fixées, envers nos lecteurs, d'une part, et envers nous-mêmes d'autre part.
La seule mention que nous nous sommes autorisés dans cet article est la suivante :
Parce qu'ils savent bien qu'il s'agit d'un outil de propagande pour le maire et le comité des fêtes, les Puyverdans vraiment exigeants sur la qualité des informations rangent le BIM aussitôt distribué pour s'en servir, à l'occasion, comme papier pour éplucher les pommes de terre. (sic)
Nous n'y voyons rien qui vous permette d'écrire :
- "nous vous demandons de cesser d'y critiquer Le Comité des Fêtes de PUYVERT"(sic)

Quant aux jugements que vous nous prêtez et aux intentions que vous en tirez ( "Si nos actions ne vous plaisent pas c'est votre problème, mais ne tentez pas d'en dégouter d'autres personnes.............. c'est pas sûr que vous y arriviez !!!) (sic), le simple fait d'y répondre serait vous donner raison : il n'en est donc pas question.

Pourquoi ? ... tout simplement parce que cela est faux et d'ailleurs nous sommes persuadés que vous ne trouverez rien sur PUYVERT INFO qui puisse justifier ce que vous avancez.

EN REVANCHE,
Si l'on se fie à la définition la plus simple de ce qu'est la propagande ("Action qui a pour but de propager certaines opinions, certaines doctrines, etc."), il est clair que tout bulletin municipal, quel que soit la commune de France, est un outil efficace pour propager les opinions de son maire, et avec lui, de son équipe municipale et de son comité des fêtes.

Dans les bulletins municipaux de communes où des membres de l'opposition siègent
au sein du conseil municipal, ce qui n'est pas le cas pour Puyvert, il est d'ailleurs fait obligation d'y laisser à l'opposition une libre tribune. (cf. le bulletin de Lauris, une de nos communes voisines)

Certains bulletins savent laisser de la place aux associations actives sur la commune. De façon limitée et variable, cela a d'ailleurs été fait par le passé dans le BIM de Puyvert. Ce n'est plus le cas et on ne peut que le regretter.

Car, dans ces conditions, oui, le lecteur du BIM de Puyvert est encore plus autorisé à penser que les informations qui y sont données ont pour but de le guider "
à agir et penser d'une manière voulue", ce qui constitue une autre définition de la propagande, tout aussi appropriée.

Il y a, en effet, beaucoup de bénévoles et d'autres associations à Puyvert qui méritent qu'on salue leurs actions, tout comme nous saluons les bénévoles du Comité des Fêtes.

Le comité de rédaction de PUYVERT INFO
Ce 10 juillet 2015

jeudi 9 juillet 2015

Est-il impossible au maire de Puyvert de lire 50 mots à la suite ?

C'est la question que l'on peut se poser après avoir lu le feuillet sur le PLU que Sébastien Vincenti, maire de Puyvert, a jugé utile d'ajouter au BIM distribué ce jour dans toutes les boites aux lettres de Puyvert.

Parce qu'ils savent bien qu'il s'agit d'un outil de propagande pour le maire et le comité des fêtes, les Puyverdans vraiment exigeants sur la qualité des informations rangent le BIM aussitôt distribué pour s'en servir, à l'occasion, comme papier pour éplucher les pommes de terre.

D'ailleurs, avec humour, ils préfèrent l'appeler le BINTJE, du nom de la fameuse variété de pommes de terre.

L'édition qui nous a été livrée ce matin - avec son feuillet rajouté sur le PLU - mérite non pas la douce peau de nos pommes de terre estivales mais le dépôt immédiat dans le container papier du tri sélectif le plus proche pour un recyclage plus glorieux.

Juste avant, nous prendrons le temps de tenter de répondre à la question que pose ce feuillet sur le PLU et dont la seule explication possible résiderait dans les limites de capacité de lecture attentive du maire, quand il s'agit d'un jugement administratif.

Jugez-en par vous-mêmes, vous à qui Puyvert Info a tenu à livrer dès le 6 juillet l'intégralité de l'arrêt rendu par la Cour d'Appel Administrative de Marseille le 2 juillet et qui savez bien que cet arrêt est DOUBLE comme nous vous l'expliquions dans notre article précédent.

En page 9, nous nous sommes amusés à compter les mots de chaque paragraphe suivant le "DECIDE" :
- l'article 1er : 20 mots
- l'article 2 :    38 mots
- l'article 3 :    40 mots
- l'article 4 :    50 mots
- l'article 5 :    11 mots

Pas de doute : ... c'est juste l'article 4, entouré de rouge ci-dessous, qui a posé problème au maire, au moment de donner sa propre version aux Puyverdans.
Autre vérification, cette fois au bas de la page 8 et haut de la page 9 qui semblerait justifier la question posée en titre de cet article : le paragraphe, manifestement pas lu, comporte 127 mots.


Pas de doute ... si ça coince à 50 mots, c'est bien pire à 127 !

 ... Trop long ? trop gênant ? de devoir reconnaître que
- sur ce point -
Nîmes et Marseille ont donné raison à l'ASEP et à ses co-requérants 

Au point que le PLU DOIT ÊTRE ABROGÉ.



lundi 6 juillet 2015

Le "Happy" de Puyvert Info : la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille confirme l'illégalité du PLU de Puyvert

(Article mis à jour ce 06 juillet au soir, pour apporter les précisions voulues au lecteur de l'arrêt de la Cour d'Appel du Tribunal de Marseille reçu par les parties ce jour - NDLR)

Trois jours de fête votive au rythme répété du Happy de Pharrell Williams ... que pouvait-on rêver de mieux pour marquer l'arrêt rendu par la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille ce vendredi 03 juillet ?

C'est cette synchronisation parfaite - même si elle n'était évidemment pas voulue par le Comité des Fêtes - qu'ont savourée ce week-end  tous les Puyverdans qui, depuis des années, sont caricaturés, critiqués ou moqués, montrés du doigt à tort et accusés, de façon simpliste, d'occasionner des dépenses à la commune (là où précisément ils se seraient bien passés, eux-mêmes, des frais de justice qu'ils ont été obligés d'engager pour démontrer que la commune avait mal fait son travail et qu'elle aurait dû, dès le début, répondre favorablement à leur recours gracieux) : cette 6 ème victoire (voir les cinq précédentes ici) récompense leur sang-froid et leur constance durant toutes ces années. 

Le Tribunal Administratif de Nîmes, en décembre 2013 avait annulé le PLU de 2006 et ramené la commune au POS.

Sur ce point, la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille ne suit pas l'analyse du Tribunal Administratif de Nîmes et donne raison à la commune qui avait aussitôt fait appel de ce jugement auprès d'elle : le recours en annulation était intervenu bien après les délais prévus par les textes, le Tribunal de Nîmes ne devait pas accorder l'annulation.
... Ce qui fait, qu'en appel, cette annulation du PLU par Nîmes a été ... annulée.

Mais l'arrêt rendu par la Cour d'Appel ce 03 juillet est DOUBLE et, dans sa deuxième partie, la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille donne raison aux divers requérants - individuels ou réunis au sein de l'ASEP (Association de Sauvegarde de l'Environnement de Puyvert).

La Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille juge en effet illégal le PLU de 2006 et enjoint le maire de Puyvert à inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal la question de l’abrogation du plan local d’urbanisme approuvé par délibération du conseil municipal du 11 décembre 2006 et ce, dans les quatre mois, à compter de la notification du présent arrêt.

Pour être clairs :
  •  le PLU de 2006 a bien été "ressuscité" par l'arrêt de la Cour d'Appel du Tribunal de Marseille de ce 03 juillet 
  • la commune de Puyvert, de ce fait, n'est plus au POS

    MAIS
  •  
  • ... Puyvert  est dans un régime très particulier qu'on pourrait qualifier de "non-droit" car son PLU, étant jugé à Nîmes et confirmé en appel à Marseille comme illégal, ce PLU est inopérant.
  • .... C'est pourquoi la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille demande - tout comme le Tribunal Administratif de Nîmes l'avait fait - à ce que le PLU soit abrogé.
Il convient de rappeler ici que :
  • l'annulation d'un acte réglementaire est une chose ... l'abrogation en est une autre. Or les co-requérants avaient demandé les deux devant le Tribunal Administratif de Nîmes et si l'annulation a été accordée par Nîmes à tort, compte tenu des dépassements de délai indiqués ci-dessus ... par contre l'abrogation du PLU leur avait déjà été accordée par Nîmes et se trouve confirmée par Marseille, en appel. 
  • En effet, sur ce point les délais de recours ne jouent pas car le plan local d’urbanisme constituant un acte réglementaire, tout intéressé peut à tout moment en demander l’abrogation à condition de démontrer que ce document comporte des illégalités. 

Combien de procédures perdues par la commune faudra-t-il encore pour que les associations et/ou les citoyens qui osent braver le pouvoir d'un élu local puissent voir reconnu le rôle de garde-fous qu'ils ont dû jouer pour pointer des illégalités afin de préserver à tous une qualité de vie, un environnement et des pratiques de concertation démocratique au lieu d'assister, ignorants et/ou impuissants, au passage en force de projets et/ou de documents engageant l'avenir de tous ?