lundi 19 octobre 2015

Le charme de Puyvert ... une question de point de vue !

Vous vous rappelez des deux réunions publiques qui se sont tenues quand Puyvert faisait la révision de son PLU ? ... C'était en novembre et décembre 2011. ... Quatre ans déjà !

Souvenez-vous : ceux qui y défendaient déjà l'urbanisme, la préservation des vues et des paysages, le cadre de vie et l'environnement de Puyvert y étaient appelés "les indiens" par ceux, autour du maire, qui n'hésitaient pas à se présenter, eux, comme les promoteurs de la modernité et de la vitalité du village.

Aux "indiens" qui leur rappelaient qu'il convenait de conserver le charme du village, ils ironisaient tous en chœur en disant que Puyvert n'était pas - et ne devait pas rester - une carte postale.

Il n'empêche ... c'est bien pratique d'avoir une carte postale de son village, surtout quand on en trouve nulle part alentour dans les maisons de la presse, bureaux de tabac et autres kiosques ! ... Allez d'ailleurs savoir pourquoi Puyvert n'inspire pas tant que ça les éditeurs de cartes postales qui vantent notre belle région ? 
... Le fait est que, pour donner envie à celui qui la reçoit de venir découvrir ce charmant petit village, une carte postale, c'est quand même pas mal !

Et là où l'histoire est finalement très amusante, c'est que ce ne sont pas les "indiens" de Puyvert qui ont eu l'idée d'éditer et de vendre la moindre carte postale : en cela ils ressemblent vraiment aux indiens d'Amérique qui, eux non plus, n'ont eu ni le temps, ni l'idée, de faire des cartes postales de la terre de leurs ancêtres avant qu'elle devienne le "nouveau monde" qu'en a fait le gouvernement fédéral américain.

Non ... Ce sont nos promoteurs de la modernité et de la vitalité du village, eux-mêmes, qui s'en sont curieusement chargés, sans se rendre compte à quel point ils se mettaient en position paradoxale et donnaient raison aux "indiens" locaux !

Pour preuve (nous tenons toujours à donner la preuve de ce que nous avançons) : la mairie, elle-même, fait la promotion de la jolie carte postale qu'elle a fait faire et qu'elle met en vente à la bibliothèque.
http://puyvert.fr/actualit%C3%A9s/carte-postale-de-puyvert


Vous ne reconnaissez pas le charme du village, tel qu'il est vanté en page d'accueil du site de la mairie ou sur d'autres sites,  pas à jour du tout comme celui-ci où l'on peut lire "Demeures et fermes anciennes, vergers, vignes et oliviers donnent tout le cachet authentique et typiquement provençal du village de Puyvert" ?

Au risque de devenir vous-mêmes "indiens", sortez vite de vos tipis, que diable !

Ouvrez les yeux, faites-vous les témoins de la modernité et de la vitalité de ce charmant village que nous préparent ... qui donc ? ... mais leurs "promoteurs" bien sûr !  
... Des promoteurs, vrais de vrai, au sens propre ! Pas au sens figuré !

Vous découvrirez :
... Son entrée de village par l'avenue Icard qui mène à la mairie - tellement en travaux (et ce n'est pas fini !) que les "indiens" locaux appellent ce quartier "Beyrouth";
... Son rond-point, en bas de l'avenue de la Gravière avec sa bâtisse toujours fermée dont il était question que ce soit un moulin entouré d'oliviers et autour duquel on n'en dénombre que deux ;
... Son Super U tout blanc dont le permis de 2003 recommandait précisément de ne pas utiliser le blanc pour une meilleure insertion paysagère ;
 .../... et encore plein d'autres jolis points de vue !

Envoyez-nous vos photos et nous les mettrons en ligne pour donner un autre point de vue que celui d'une "vision de carte postale".

mardi 8 septembre 2015

La commune de Puyvert conteste l'arrêt rendu ce 2 juillet par la Cour d'Appel Administrative (CAA) de Marseille

 



"Ne dites pas aux Puyverdans que je conteste l'arrêt du 2 juillet dernier, j'ai tout fait pour leur faire croire que j'avais gagné " ! *







Ce sous-titre résume merveilleusement bien la réaction spontanée du comité de rédaction de Puyvert Info à la découverte, ce matin, que la commune de Puyvert se pourvoit en cassation contre l'arrêt rendu, ce 2 juillet 2015, par la Cour d'Appel Administrative (CAA) de Marseille
 
Nous avions pris le temps de commenter et d'expliquer cet arrêt DOUBLE - rendu sur la base d'une analyse mesurée et équilibrée du jugement du Tribunal Administratif de Nîmes de décembre 2013. (Pour rappel, relire l'article publié sur Puyvert Info le 6 juillet et le 9 juillet.)

Nous tenions - même si cela était un peu compliqué, compte tenu du dossier - à ce que le plus grand nombre de Puyverdans connectés à internet puissent enfin connaître la vérité sur l'illégalité du PLU de Puyvert de 2006 et sur l'obligation faite à la commune d'abroger le PLU de 2006 rendu, de ce fait, illégal ... et donc inopposable.

1) Aujourd'hui, en contestant cet arrêt, le maire de Puyvert ne pouvait donner meilleure preuve à tous les Puyverdans  :
  • que cet arrêt en CAA de Marseille était bien défavorable à sa commune

    En effet, même si l'on ne connait rien au droit ni aux procédures juridiques, qui peut continuer à penser aujourd'hui que la commune de Puyvert fait appel d'une décision de justice qui lui est favorable. ? (Et, du coup, cette première remarque vaut à cet article de prendre immédiatement le chemin de notre rubrique "LE COIN DU BON SENS")
    • Que l'ASEP (Association de Sauvegarde de l'Environnement de Puyvert) - directement visée et nommément citée, et avec elle, les autres personnes physiques dont le nom reste mis en pâture pour les stigmatiser comme étant les horribles coupables - ont bien fait de tenir à rétablir la vérité en distribuant leur communiqué rectificatif.
      ... Même si cela lui a valu de recevoir dans la boîte de son président un certain nombre de tracts dans une enveloppe avec des commentaires d'une haine et d'une bêtise tellement consternantes pour leurs auteurs que nous n'aurons pas la bassesse, ici, de les rapporter.

      ... Haine tellement ordinaire - mais déjà tellement constatée depuis des années par les opposés au PLU de 2006 ! - que les anonymes regroupés, semble-t-il à l'initiative d'une personne plusieurs fois citée, en ont même oublié que leurs  commentaires écrits à la main étaient une base rêvée pour une analyse graphologique !
    2) En contestant cet arrêt, la commune de Puyvert ne pouvait également donner meilleure preuve à Puyvert Info  :
    •  que ses infos sont exactes

      Et c'est la plus belle récompense et le plus beau compliment que pouvaient nous faire ceux-là mêmes qui nous insultent, nous invitent à quitter Puyvert et autres bêtises ordinaires déjà évoquées plus haut.

      "Les chiens aboient, la caravane passe" ... heureusement, nous y sommes habitués !

    3) Enfin, en contestant cet arrêt, le maire de Puyvert ne pouvait également donner meilleure illustration de la responsabilité qu'il assume pleinement à engager des frais juridiques qui valent à la commune, si l'on en croit ce qui se dit dans le village, d'avoir un budget juridique équivalent à la commune de Cavaillon (!!!) ... mais que supportent les Puyverdans.
    • Est-il besoin de rappeler ici que le recours gracieux, initialement adressé à la commune par l'ASEP et par un certain nombre de personnes physiques n'aura coûté, lui, que le prix d'un envoi en RAR ... et uniquement à la charge de ses expéditeurs !
    • Que si le maire y avait répondu, en acceptant d'analyser les illégalités qui lui sont reprochées aujourd'hui, il n'y aurait jamais eu, à la suite, de recours contentieux ... et donc de frais d'avocats à la charge de TOUS les administrés, y compris d'ailleurs de ceux qui ont porté l'affaire du PLU de 2006 devant la Justice et à qui la Justice a donné raison.
    L'avenir dira aux Puyverdans si les Conseils de la mairie étaient bien inspirés d'engager ce pourvoi en cassation.


    * Une fois n'est pas coutume, nous plagions ici le titre du premier livre d'un publicitaire célèbre, Jacques Séguéla ("Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, ... elle me croit pianiste dans un bordel". Flammarion 1979).

    dimanche 26 juillet 2015

    Frappée au coin du bon sens et croquée sur le vif à la boulangerie de Lourmarin, la sauvegarde des commerces de proximité soutenue par les touristes

    L'été est là et les touristes sont au rendez-vous.

    Parti acheter un gibassié à la boulangerie de Lourmarin il y a quelques jours, l'un de nous n'a pas regretté d'y faire la queue un peu plus longtemps que prévu : un touriste, venu du nord de la France, était en longue conversation avec la serveuse et ne manquait ni d'arguments ni de mots assez durs contre la grande distribution pour dire combien il fallait veiller à protéger les petits commerces de tous ces charmants petits villages qu'il découvrait. 

    Visiblement, notre homme n'avait pas réussi, là où il vivait, à y enrayer le développement de la grande distribution ... et l'actualité du moment (cf. la crise des éleveurs qui fait la une de ce début juillet 2015) donnait encore plus de sens à son boycott des supermarchés et autres grandes surfaces "qui, au bout du compte, gagnent toujours plus ou autant ... au détriment des petits, qu'ils soient producteurs ou éleveurs" (sic).

    De son atelier, par-derrière, le boulanger acquiesçait d'une voix forte pour couvrir les bruits de la rue très animée et envahie de touristes à cette heure-là.

    "Non, mais c'est vrai quoi, c'est à nous de protéger les petits commerces ..." dit notre homme en reprenant sa monnaie.

    N'ayant aucun mot à ajouter à cette conversation frappée au coin du bon sens et croquée sur le vif, notre ami Puyverdan se limite à commander son gibassié dont l'huile d'olive commence aussitôt à graisser légèrement le sac en papier dans lequel la serveuse l'a glissé. 
    Par précaution, il retourne le sac en papier pour faire un rabat supplémentaire et découvre alors ce message qui, en l’occurrence, ne pouvait fournir meilleure conclusion cohérente à la scène qu'il venait de partager.



    Un peu plus loin, le touriste retrouve femme et enfants qui l'attendaient sur leurs vélos ...

    Arrivé à sa hauteur, notre Puyverdan l'entend dire à sa femme "J'ai été un peu long, j'ai parlé un moment avec les boulangers. Eux-aussi, ils se battent, tu vois, pour faire vivre les petits commerces de village".


    vendredi 10 juillet 2015

    Droit de réponse ouvert au Comité des Fêtes de Puyvert

    Nous nous y sommes toujours engagés au nom de l'objectivité et c'est donc avec plaisir que nous publions ici la réaction du Comité des Fêtes de Puyvert au dernier article de Puyvert Info et à la suite, la réponse du comité de rédaction de PUYVERT INFO.

    LA RÉPONSE DU COMITÉ DE RÉDACTION DE PUYVERT INFO



    Sujet :
    Re: Réf. : Distribution du Bintje du jour
    Date :
    Fri, 10 Jul 2015 17:59:45 +0200
    De :
    Puyvert Info
    Pour :
    comitedesfetes.puyvert@orange.fr


    Comme cela est indiqué dans la présentation de notre blog vous avez tenu à réagir au dernier article paru sur PUYVERT INFO en nous adressant l'e-mail ci-dessous.
    Comme nous nous y sommes engagés, nous tenons à y répondre et nous avons d'ailleurs décidé de publier à l'occasion un droit de réponse qui rendra ainsi publiques votre réaction et notre réponse.
    Il ne sera pas dit que nous ne respectons pas les règles exigeantes que nous nous sommes fixées, envers nos lecteurs, d'une part, et envers nous-mêmes d'autre part.
    La seule mention que nous nous sommes autorisés dans cet article est la suivante :
    Parce qu'ils savent bien qu'il s'agit d'un outil de propagande pour le maire et le comité des fêtes, les Puyverdans vraiment exigeants sur la qualité des informations rangent le BIM aussitôt distribué pour s'en servir, à l'occasion, comme papier pour éplucher les pommes de terre. (sic)
    Nous n'y voyons rien qui vous permette d'écrire :
    - "nous vous demandons de cesser d'y critiquer Le Comité des Fêtes de PUYVERT"(sic)

    Quant aux jugements que vous nous prêtez et aux intentions que vous en tirez ( "Si nos actions ne vous plaisent pas c'est votre problème, mais ne tentez pas d'en dégouter d'autres personnes.............. c'est pas sûr que vous y arriviez !!!) (sic), le simple fait d'y répondre serait vous donner raison : il n'en est donc pas question.

    Pourquoi ? ... tout simplement parce que cela est faux et d'ailleurs nous sommes persuadés que vous ne trouverez rien sur PUYVERT INFO qui puisse justifier ce que vous avancez.

    EN REVANCHE,
    Si l'on se fie à la définition la plus simple de ce qu'est la propagande ("Action qui a pour but de propager certaines opinions, certaines doctrines, etc."), il est clair que tout bulletin municipal, quel que soit la commune de France, est un outil efficace pour propager les opinions de son maire, et avec lui, de son équipe municipale et de son comité des fêtes.

    Dans les bulletins municipaux de communes où des membres de l'opposition siègent
    au sein du conseil municipal, ce qui n'est pas le cas pour Puyvert, il est d'ailleurs fait obligation d'y laisser à l'opposition une libre tribune. (cf. le bulletin de Lauris, une de nos communes voisines)

    Certains bulletins savent laisser de la place aux associations actives sur la commune. De façon limitée et variable, cela a d'ailleurs été fait par le passé dans le BIM de Puyvert. Ce n'est plus le cas et on ne peut que le regretter.

    Car, dans ces conditions, oui, le lecteur du BIM de Puyvert est encore plus autorisé à penser que les informations qui y sont données ont pour but de le guider "
    à agir et penser d'une manière voulue", ce qui constitue une autre définition de la propagande, tout aussi appropriée.

    Il y a, en effet, beaucoup de bénévoles et d'autres associations à Puyvert qui méritent qu'on salue leurs actions, tout comme nous saluons les bénévoles du Comité des Fêtes.

    Le comité de rédaction de PUYVERT INFO
    Ce 10 juillet 2015

    jeudi 9 juillet 2015

    Est-il impossible au maire de Puyvert de lire 50 mots à la suite ?

    C'est la question que l'on peut se poser après avoir lu le feuillet sur le PLU que Sébastien Vincenti, maire de Puyvert, a jugé utile d'ajouter au BIM distribué ce jour dans toutes les boites aux lettres de Puyvert.

    Parce qu'ils savent bien qu'il s'agit d'un outil de propagande pour le maire et le comité des fêtes, les Puyverdans vraiment exigeants sur la qualité des informations rangent le BIM aussitôt distribué pour s'en servir, à l'occasion, comme papier pour éplucher les pommes de terre.

    D'ailleurs, avec humour, ils préfèrent l'appeler le BINTJE, du nom de la fameuse variété de pommes de terre.

    L'édition qui nous a été livrée ce matin - avec son feuillet rajouté sur le PLU - mérite non pas la douce peau de nos pommes de terre estivales mais le dépôt immédiat dans le container papier du tri sélectif le plus proche pour un recyclage plus glorieux.

    Juste avant, nous prendrons le temps de tenter de répondre à la question que pose ce feuillet sur le PLU et dont la seule explication possible résiderait dans les limites de capacité de lecture attentive du maire, quand il s'agit d'un jugement administratif.

    Jugez-en par vous-mêmes, vous à qui Puyvert Info a tenu à livrer dès le 6 juillet l'intégralité de l'arrêt rendu par la Cour d'Appel Administrative de Marseille le 2 juillet et qui savez bien que cet arrêt est DOUBLE comme nous vous l'expliquions dans notre article précédent.

    En page 9, nous nous sommes amusés à compter les mots de chaque paragraphe suivant le "DECIDE" :
    - l'article 1er : 20 mots
    - l'article 2 :    38 mots
    - l'article 3 :    40 mots
    - l'article 4 :    50 mots
    - l'article 5 :    11 mots

    Pas de doute : ... c'est juste l'article 4, entouré de rouge ci-dessous, qui a posé problème au maire, au moment de donner sa propre version aux Puyverdans.
    Autre vérification, cette fois au bas de la page 8 et haut de la page 9 qui semblerait justifier la question posée en titre de cet article : le paragraphe, manifestement pas lu, comporte 127 mots.


    Pas de doute ... si ça coince à 50 mots, c'est bien pire à 127 !

     ... Trop long ? trop gênant ? de devoir reconnaître que
    - sur ce point -
    Nîmes et Marseille ont donné raison à l'ASEP et à ses co-requérants 

    Au point que le PLU DOIT ÊTRE ABROGÉ.



    lundi 6 juillet 2015

    Le "Happy" de Puyvert Info : la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille confirme l'illégalité du PLU de Puyvert

    (Article mis à jour ce 06 juillet au soir, pour apporter les précisions voulues au lecteur de l'arrêt de la Cour d'Appel du Tribunal de Marseille reçu par les parties ce jour - NDLR)

    Trois jours de fête votive au rythme répété du Happy de Pharrell Williams ... que pouvait-on rêver de mieux pour marquer l'arrêt rendu par la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille ce vendredi 03 juillet ?

    C'est cette synchronisation parfaite - même si elle n'était évidemment pas voulue par le Comité des Fêtes - qu'ont savourée ce week-end  tous les Puyverdans qui, depuis des années, sont caricaturés, critiqués ou moqués, montrés du doigt à tort et accusés, de façon simpliste, d'occasionner des dépenses à la commune (là où précisément ils se seraient bien passés, eux-mêmes, des frais de justice qu'ils ont été obligés d'engager pour démontrer que la commune avait mal fait son travail et qu'elle aurait dû, dès le début, répondre favorablement à leur recours gracieux) : cette 6 ème victoire (voir les cinq précédentes ici) récompense leur sang-froid et leur constance durant toutes ces années. 

    Le Tribunal Administratif de Nîmes, en décembre 2013 avait annulé le PLU de 2006 et ramené la commune au POS.

    Sur ce point, la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille ne suit pas l'analyse du Tribunal Administratif de Nîmes et donne raison à la commune qui avait aussitôt fait appel de ce jugement auprès d'elle : le recours en annulation était intervenu bien après les délais prévus par les textes, le Tribunal de Nîmes ne devait pas accorder l'annulation.
    ... Ce qui fait, qu'en appel, cette annulation du PLU par Nîmes a été ... annulée.

    Mais l'arrêt rendu par la Cour d'Appel ce 03 juillet est DOUBLE et, dans sa deuxième partie, la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille donne raison aux divers requérants - individuels ou réunis au sein de l'ASEP (Association de Sauvegarde de l'Environnement de Puyvert).

    La Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille juge en effet illégal le PLU de 2006 et enjoint le maire de Puyvert à inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal la question de l’abrogation du plan local d’urbanisme approuvé par délibération du conseil municipal du 11 décembre 2006 et ce, dans les quatre mois, à compter de la notification du présent arrêt.

    Pour être clairs :
    •  le PLU de 2006 a bien été "ressuscité" par l'arrêt de la Cour d'Appel du Tribunal de Marseille de ce 03 juillet 
    • la commune de Puyvert, de ce fait, n'est plus au POS

      MAIS
    •  
    • ... Puyvert  est dans un régime très particulier qu'on pourrait qualifier de "non-droit" car son PLU, étant jugé à Nîmes et confirmé en appel à Marseille comme illégal, ce PLU est inopérant.
    • .... C'est pourquoi la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Marseille demande - tout comme le Tribunal Administratif de Nîmes l'avait fait - à ce que le PLU soit abrogé.
    Il convient de rappeler ici que :
    • l'annulation d'un acte réglementaire est une chose ... l'abrogation en est une autre. Or les co-requérants avaient demandé les deux devant le Tribunal Administratif de Nîmes et si l'annulation a été accordée par Nîmes à tort, compte tenu des dépassements de délai indiqués ci-dessus ... par contre l'abrogation du PLU leur avait déjà été accordée par Nîmes et se trouve confirmée par Marseille, en appel. 
    • En effet, sur ce point les délais de recours ne jouent pas car le plan local d’urbanisme constituant un acte réglementaire, tout intéressé peut à tout moment en demander l’abrogation à condition de démontrer que ce document comporte des illégalités. 

    Combien de procédures perdues par la commune faudra-t-il encore pour que les associations et/ou les citoyens qui osent braver le pouvoir d'un élu local puissent voir reconnu le rôle de garde-fous qu'ils ont dû jouer pour pointer des illégalités afin de préserver à tous une qualité de vie, un environnement et des pratiques de concertation démocratique au lieu d'assister, ignorants et/ou impuissants, au passage en force de projets et/ou de documents engageant l'avenir de tous ?