dimanche 11 septembre 2016

Avant la rentrée, dix retours en arrière sur l'été 2016 à Puyvert : 7 - Des meubles de bureau pour mistigri

Le mistigri est un jeu de cartes très simple auquel l'on peut jouer en famille ou entre amis. 
Le but du jeu est de reconstituer des paires. Sachant que le valet de trèfle est retiré au départ, le perdant est celui qui n'a pas réussi à se débarrasser du valet de pique qui reste donc seul à la fin du jeu, car sans carte correspondante. Cela vaut au valet de pique - et parfois au jeu du mistigri lui-même - d'être appelé « le pouilleux » ou « le vieux garçon ». 
Le mistigri a donné naissance à une expression populaire, « Refiler, repasser le mistigri  à quelqu'un » qui veut dire tout simplement « se décharger sur quelqu'un d'une tâche difficile, embarrassante ». 

C'est à une version revue et corrigée du mistigri que vous invite aujourd'hui Puyvert Info ... sans cartes, cette fois-ci, mais avec ... des meubles. 

7 - Sur le mode "Insolite" : des meubles de bureau pour mistigri 


Tout débute, début août, par des appels à l'aide lancés sur Facebook : le centre de loisirs - dont les travaux viennent à peine de commencer - aura besoin d'être meublé, nous dit-on. 

Or, une entreprise de Pertuis propose de donner à l'association Loisirs et Animations l'ensemble des meubles dont elle se débarrasse. 

L'opération de retrait de ces meubles de bureau est prévue les 8 et 9 août. 

Les bénévoles sont invités à se faire connaître avant le 4 août, en indiquant le véhicule qu'ils mettront à disposition (camions, voitures avec remorque, camionnettes .. un volontaire proposera même un camion benne). 

Manifestement, il y a beaucoup de meubles et il faut beaucoup de mains. 

L'on apprend à l'occasion que la mairie de Puyvert a proposé que ces meubles soient entreposés dans le hangar municipal de la Valette ... en attendant la fin des travaux du Centre de Loisirs Sans Hébergement (CLSH). Aucune durée n'est indiquée, ce qui est très sage car, rappelons-le, les travaux n'en sont alors qu'à leurs balbutiements.

L'opération a tout de même lieu les 8 et 9 août et c'est ... une réussite ! 


C'est pourtant dès le 9 août que commence le jeu du mistigri, version meubles, mobilisation, mobilité ... bref un jeu qui déménage !

En effet, le 9 août, l'association "Loisirs et Animations" réalise qu'elle n'a pas l'utilité des meubles que l'entreprise de Pertuis vient juste de lui donner. 

Certains Puyverdans, informés du projet, s'en étaient aussitôt étonnés : "l'association bénéficiaire ne donne pas de cours d'alphabétisation, ... elle ne fait pas non plus de rattrapage scolaire ... pourquoi tous ces bureaux dans un centre de loisirs pour enfants "?

Relayées par les mêmes personnes qui avaient relayé quelques jours plus tôt les appels à l'aide, des annonces de vente des différents meubles  (bureaux, chaises, tables) commencent à apparaître dès le 9 août sur Facebook, puis sur Le Bon Coin (site d'annonces entre particuliers sur internet).

Mais, curieusement, là où dans ces annonces, il est bien indiqué que l'association de Puyvert a bénéficié d'un don généreux, les meubles sont mis en vente payante sur Le Bon Coin - certes à un prix qui n'est pas le prix à neuf ... mais tout de même.

La générosité qui semble avoir guidé l'entreprise pertuisienne, Auto Escape, a manifestement aussitôt échappé à l'association puyverdanne et de chargement en déchargement, l'escapade de ces meubles les a conduits à prendre des chemins de traverse insoupçonnés par rapport à l'intentionnalité première des donateurs.

Avec un peu plus de discernement de la part de Loisirs et Animations, d'autres associations locales auraient peut-être pu mieux profiter, dès le départ, de ce mobilier gratuit.

Et d'autres associations, se rendant compte de leur méprise, auraient vraisemblablement privilégié l'option d'un don en direction d'associations ou de particuliers dans le besoin plutôt que de se lancer dans cette entreprise de vente payante. 
 
Début septembre, certains des meubles placés dans le hangar municipal ont été vus déchargés d'un véhicule municipale en mairie.

Est-ce que la mairie les a achetés ? Est-ce que l'association a consenti un prêt gratuit à la mairie en échange d'une mise à disposition du hangar pour y stocker tous ces meubles inutiles ?

D'ailleurs, est-ce que l'association a loué ce lieu de stockage à la mairie ? 

Si oui, cela serait intéressant de faire savoir aux autres associations puyverdannes qu'elles peuvent compter temporairement sur un lieu de stockage dans le hangar municipal et d'en indiquer le coût.

Si l'association Loisirs et Animations n'a pas payé le garde-meubles improvisé dans le hangar municipal, ce qui pourrait être logique du fait que le projet de CLSH (Centre de Loisirs Sans Hébergement) de Puyvert est un projet municipal et que, au final, les meubles seraient pour ce CLSH, à quel titre et pourquoi cette association est-elle intervenue dans l'ameublement de ce bâtiment ... en plus, aussi vite ... et aussi précocement ?

Des demandes de financement par la commune sont en cours actuellement (cf. le compte-rendu du dernier CM du 16 août 2016).  Manifestement, il ne s'agit aujourd'hui que de financements pour la construction du CLSH. Et non pour son aménagement ou son équipement.

Lorsque viendra la question de l'aménagement et de l'équipement adapté au public qui sera accueilli par ce CLSH, comment imaginer un instant que la commune ne prévoit pas de définir, le moment venu, le mobilier adapté ... et de le budgéter, évitant ainsi à une association de s'exposer à cette rocambolesque entreprise de revente payante de meubles lui ayant été offerts ?

Ne serait-ce qu'à Puyvert, mais plus généralement en France, ce n'est pas vraiment la conception qu'ont généralement de leur rôle les associations. 

vendredi 2 septembre 2016

Avant la rentrée, dix retours en arrière sur l'été 2016 à Puyvert : 6 - un projet de bistrot ... peut-être à l'eau !

Lors du conseil municipal du 16 août 2016, la question du bistrot de pays, inscrite à l'ordre du jour, a été abordée elle-aussi à la vitesse grand V (durée 1 min).
 ... Une vitesse que l'on ne retrouve pas dans l'avancée de ce projet, lancé à la suite des élections municipales de 2012, même s'il a été annoncé le 16 août au soir que l'appel d'offres émis pour les travaux serait dépouillé le 6 septembre prochain.

Des éléments objectifs continuent à poser question, voire problème, ce qui suscite la perplexité d'un certain nombre de Puyverdans et qui leur laisse à penser que les porteurs du projet marchent sur la tête.

https://drive.google.com/open?id=0B5mAYS4APw7Fb29KU25aMkpxOVk
Le bistrot de pays - Point 6 de l'ordre du jour

6 - Sur le mode "On ne nous dit pas tout" : un projet de bistrot ... peut-être à l'eau !


Dès le 11 juin 2015, la rédaction de Puyvert Info analysait ce projet et pointait les différents types de questions qu'il posait.

Aujourd'hui, hormis que la maison Trabuc a été achetée entre-temps par la commune, les interrogations de 2015 de Puyvert Info restent toujours d'actualité.

En effet,
  • Si le maire de Puyvert dit, lors du conseil municipal du 16 août dernier, avoir obtenu pour l'acquisition de la maison Trabuc les 51 000,00 € demandés au titre du FRAT 2016 (FRAT - Fonds Régional d'Aménagement du Territoire),  Sébastien Vincenti ne dit toujours pas comment a été financé le reste de cette acquisition fixée à 170 000 €.
  • Si le maire de Puyvert confirme qu'un appel d'offre a été lancé pour les travaux et annonce que le dépouillement va avoir lieu le 6 septembre, Sébastien Vincenti n'explique pas pourquoi cet appel d'offre a été lancé dès la fin juin ... AVANT MËME que le permis soit instruit et accordé.

    Pour preuve, aujourd'hui encore, cette vue du panneau d'affichage de la mairie.
  • Ensuite, si le maire de Puyvert commente d'un laconique "c'est bizarre ... mais ça arrive" (sic) (réécouter l'extrait ici) le fait que sur les trois demandes de subvention présentées à la région par la CCPL (Communauté de Communes des Portes du Luberon) pour un bistrot de pays à Puget, Vaugines et Puyvert ... seul le projet de Puyvert ait été écarté, Sébastien Vincenti n'en donne évidemment pas les raisons.

    ... Ce qui, d'ailleurs, ne le décourage pas et le pousse à tenter une nouvelle demande auprès de la Région, toujours au titre du FRAT, mais cette fois pour financer la moitié du montant des travaux évalué à 140 000,00 €.  Preuve qu'à ce jour les travaux n'ont toujours pas de garantie certaine d'être financés ... et, pour moitié seulement !

    Sébastien Vincenti ne dit-il pas pour entamer le sujet n° 7 de l'ordre du jour du CM du 16 août portant sur les subventions que "... alors là, c'est une pèche éternelle ! ... "(sic) ?

  • Enfin, et ce n'est pas le point le plus inintéressant, rien ne dit qu'aujourd'hui la commune obtienne la licence IV. Si lors du dernier conseil municipal, Sébastien Vincenti indique que la mairie attend toujours la décision, depuis court dans le village le bruit que cette licence ne sera finalement pas accordée. Ce qui n'est guère étonnant et que Puyvert Info en 2015 avait raison de craindre.

    En effet, dans la charte-qualité du label Bistrot de Pays, il est clairement dit : "La marque Bistrot de Pays s’adresse à des établissements existants, des cafés ou cafés-restaurants possédant une licence IV et respectant les règles de la charte." (sic)
En conclusion

Sur ce projet de bistrot de pays, le temps donne malheureusement raison, une fois encore, à Puyvert Info et aux Puyverdans qui ont toujours pensé que ce projet était mal pensé et mal ficelé dès le départ et que le contexte des élections municipales de 2012 y était certainement pour beaucoup dans la précipitation à lui donner vie, du côté de la nouvelle équipe municipale, sans s'assurer du minimum de garanties voulues.

Mais finalement, la commune en était peut-être consciente elle-même, dès le début, puisqu'elle a joué très vite sur différentes appellations pour nommer ce projet, tantôt appelé "projet de revitalisation du village", tantôt "projet de bistrot de pays" ... tantôt "projet de commerce multi-services".

Ce n'est d'ailleurs peut-être pas pour rien que cette mention de "commerce" - et non de "bistrot" - figure sur la demande de permis de construire (voir plus haut la photo). 

Boileau que nous citions en juin 2015 illustrait donc bien le fait que la confusion des termes utilisés dès le début pour nommer ce projet étaient révélateurs du flou qui allait marquer sa conception :
"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément."

 

Aujourd'hui, un commerce - multi-services ou non - revient en avant comme une alternative honorable à ce projet de bistr'eau, comme nous l'appelions déjà en 2015.






Cela ne signifie pas pour autant qu'un commerce multi-services puisse davantage se réaliser dans la maison Trabuc, acquise par la mairie. 

Ni qu'un commerce arrive à être subventionné dans un village qui est le seul du Sud Luberon à avoir un supermarché dont il est prévu, un jour peut-être, qu'il devienne un hypermarché de 2500 m2.

C'est d'autant plus intéressant qu'il ne pourra pas être dit - comme le maire de Puyvert a trop l'habitude de le faire quand ses projets n'aboutissent pas - que c'est à cause de certaines personnes ou de certaines associations que ce projet de Bistrot de Pays n'aura pas pu se faire.

jeudi 1 septembre 2016

Avant la rentrée, dix retours en arrière sur l'été 2016 à Puyvert : 5 - Subventions pour LE MAM de Puyvert

MAM est un acronyme qui peut se référer à plusieurs significations.

Utilisée au féminin, MAM renvoie soit à Michèle Alliot-Marie, femme politique française, soit à Maison d'Assistance Maternelle, regroupement d'assistants maternels dans une même structure publique.

Il n'y a pas de lien entre Michèle Alliot-Marie et Puyvert : nous pouvons donc aussitôt écarter cette option, quand il est question de "LA" MAM de Puyvert.

Au masculin, MAM peut renvoyer au Mal Aigu des Montagnes, un syndrome de souffrance dû à une mauvaise acclimatation à l'altitude mais là-encore l'altitude de Puyvert ne permet pas de conserver cette option.

5 - Sur le mode "On ne nous dit pas tout" : bientôt un musée d'art moderne à Puyvert


C'est donc forcément à un Musée d'Art Moderne que l'on peut rêver quand le maire, Sébastien Vincenti, dit systématiquement "LE" MAM, comme dernièrement encore, lors du dernier conseil municipal du 16 août au moment où la question des demandes de subventions a été abordée.

https://drive.google.com/open?id=0B5mAYS4APw7Fb29KU25aMkpxOVk

Évidemment, pour que, à Puyvert, sorte de terre un Musée d'Art Moderne, cela supposerait que les appels d'offre lancés et que les travaux commencés dès le début juillet au nom de "LA" MAM soient entièrement revus et corrigés. Mais surtout les subventions ! Car une fois demandées pour une MAM, elles ne pourraient pas être réaffectées à un autre projet.

Musée d'Art Moderne de Lyon en construction
Mais tant que l'ambiguïté demeure entre "LA" MAM annoncée et promise et "LE" MAM qui semble avoir la préférence du maire, il est permis de rêver.

D'autant que les subventions demandées pour "LA" MAM (Maison d'Assistantes Maternelles),  à hauteur de 191 698,00 € n'ont toujours pas été accordées par la Région au titre du FRAT 2017 (FRAT - Fonds Régional d'Aménagement du Territoire) si l'on en croit ce que Sébastien Vincenti a présenté lors du conseil municipal du 16 août dernier.

D'ailleurs, est-ce que, encore une fois à Puyvert, la charrue n'a pas été mise trop tôt avant les bœufs ?

Est-ce que des travaux, engagés dès juillet sans ces subventions, sortira bien un jour "LA" MAM ?

Tous les rêves restent permis, qu'on préfère rêver au masculin ... ou au féminin.

mercredi 31 août 2016

Avant la rentrée, dix retours en arrière sur l'été 2016 à Puyvert : 4 - Le recyclage en boucle, appliqué à la gestion du personnel communal


Lors du conseil municipal du 16 août dernier, était inscrit en point 9 "l'organisation du travail du personnel communal".
 
 
Et c'est à un bien joli numéro - à mi-chemin entre très haute voltige et prestidigitation - que Sylvie Grégoire, la première adjointe, s'est alors livrée.

Traitée ce soir-là en 80 secondes, l'organisation du travail du personnel communal à Puyvert ferait pâlir de jalousie tout responsable de l'organisation au sein de la plus petite entreprise familiale locale.

Faute de pouvoir en expliquer toute la magie, au moins pouvons-nous tenter d'en faire un décryptage et en profiter pour nous poser quelques questions.

https://drive.google.com/open?id=0B5mAYS4APw7Fb29KU25aMkpxOVk Ajout : Les mots de la dernière phrase étant avalés, les voici, en vitesse ralentie.


4 - Sur le mode "On ne nous dit pas tout" : le recyclage en boucle, appliqué à la gestion du personnel communal 


Il s'agit manifestement d'une organisation "verte", soucieuse du recyclage des personnes en les faisant passer régulièrement par les mêmes cases : 
  • mairie, école, cantine, bibliothèque, centre de loisirs, ... puis, de nouveau mairie. Et, qui sait ? ... peut-être encore ... école, bibliothèque, centre de loisirs ! A moins que de nouveaux projets municipaux à Puyvert offrent de nouvelles perspectives professionnelles : de mauvaises langues dans le village disent déjà que la prochaine étape serait le "bistrot de pays" (information à vérifier, évidemment).
  • Un autre parcours consiste à passer de la case mairie puis à se mettre en disponibilité pour être directeur d'une association gérant le centre de loisirs municipal (mais pas que !) ... puis à revenir à la case mairie pour y être "réintégré" comme directeur du service Jeunesse, tout en gardant la gestion du centre de loisirs municipal (mais pas que !)
Ce qui prouve :
- qu'on peut très bien avoir envie de quitter la mairie à un moment ... mais avoir envie de/ ou intérêt à y revenir ensuite.
- qu'une association ne suffit pas forcément à nourrir son homme, peut-être aussi. 
- et qu'un BTS de tourisme peut mener à tout : ce diplôme n'avait-il pas déjà permis à Rémy Brity de se juger particulièrement "qualifié pour donner un avis" (sic) en matière de développement commercial lors d'une réunion publique où il était question alors de la zone commerciale autour du Super U, ... projet de zone commerciale, abandonnée depuis, comme chacun sait ?

"Aladin, Ala 2, Ala 3", l'emploi communal à Puyvert c'est magique !

Il n'empêche qu'en ré-écoutant l'intervention de Sylvie Grégoire, la première adjointe au maire, un certain nombre de questions restent sans réponse :
  • Qu'est-ce qui empêche Céline Béas de reprendre, suite à son arrêt maladie, son poste précédent de "directrice de la jeunesse communale" (sic) ?
  • Puisque qu'elle "ne sera pas autorisée à reprendre son poste de directrice de la jeunesse communale" (sic), pourquoi l'astreindre à deux lieux de travail différents (la bibliothèque pour 16 heures et la mairie pour 12 heures) ?
  • Et pourquoi lui ajouter cette mission de "renfort en mairie" (sic) ?
    Le cumul de fonctions est une tendance lourde qui se confirme dans l'entreprise. Il est prouvé qu'elle n'est pas sans risque pour l'employé et l'on ne voit pas comment il en serait autrement pour cette nouvelle organisation du travail de Céline Béas. La flexibilité, l'adaptabilité et la résistance au stress sont généralement les qualités requises quand cela se fait en entreprise. Dans l'état de santé de Céline Béas qui l'empêche de reprendre son poste précédent, n'y a-t-il pas là un risque de l'aggraver ? 
  • Face au montage que semble avoir fait la mairie pour régler la gestion administrative, familiale et financière de cette nouvelle organisation du travail de Céline Béas, est-on sûr qu'il n'aurait pas mieux valu envisager l'augmentation du nombre d'heures du personnel travaillant déjà en mairie ?
    Lors d'un conseil municipal, durant ces dernières années, il avait été fait mention de la demande d'une de ces personnes de travailler davantage mais il lui avait alors été opposé un refus. 
Cette personne ne serait-elle plus intéressée aujourd'hui à faire un plus grand nombre d'heures dans le cadre de son poste ?

mardi 30 août 2016

Avant la rentrée, dix retours en arrière sur l'été 2016 à Puyvert : 3 - Un conseil le 16 août, ... pour quoi ?

Ceux qui assistent aux conseils municipaux de Puyvert y sont malheureusement très habitués : ils ressortent à chaque fois de la salle du conseil de la mairie beaucoup plus perplexes que lorsqu'ils y étaient entrés.

Le public venu y chercher l'information qu'il est en droit d'attendre sur la gestion de sa commune et de ses affaires courantes ressent inévitablement cette frustration. 

Tous ceux qui se déplacent avec cet objectif constatent que Sébastien Vincenti, le maire de Puyvert - qu'il s'agisse chez lui d'un défaut ou d'une tactique délibérée - ne sait lâcher durant ces conseils que des bribes d'informations décousues ou confuses, de sorte que le public (et peut-être même le conseil municipal !) ne comprend rien à rien.

Et c'est sans dire le ton ni la vitesse à laquelle tous les sujets importants sont traités (à titre d'exemple, voir dans le tableau ci-dessous les temps affichés pour ce 16 août) !

... D'où l'importance des enregistrements, réalisés chaque fois en toute légalité, et qui obligent les plus téméraires à ré-écouter soigneusement l'enregistrement complet et à faire, de chaque sujet traité, un fichier sonore, le plus audible possible et exploitable par la suite.

C'est d'ailleurs sur la base de ces fichiers sonores que le comité de rédaction peut ensuite faire son travail de recherche d'informations - plus fiables, cette fois - en les trouvant dans des sources de meilleure qualité, pour qu'elles permettent enfin de rendre plus consistantes et pertinentes les miettes d'information jetées lors des conseils municipaux de Puyvert sur un sujet donné.

Par contre, pour les sujets les plus insignifiants, le débat s'installe autour de la table dans un brouhaha et une cacophonie qui n'en font même pas toujours de bonnes pagnolades. Mais, là-encore, c'est une constante : c'est visiblement la seule façon qu'a le conseil municipal de tenir son rôle et de donner la preuve qu'il est bien vivant et participatif.

3 - Sur le mode "On ne nous dit pas tout" : Un conseil le 16 août, ... pour quoi ?


Le conseil municipal du 16 août n'a dérogé en rien à ces constats de base.

Et, cette fois-ci, c'est la partie "questions diverses" qui a duré le plus longtemps, ce qui n'a fait que renforcer l'étonnement suscité par cette convocation du conseil municipal, si soudaine et en pleine trêve estivale.

Parmi les sujets à l'ordre du jour figurant sur la convocation rendue publique le 12 août sur le site internet de la mairie, lequel pouvait donc bien justifier, ce soir-là, la tenue d'un conseil municipal ?

Du fait que seulement TROIS délibérations prises ce 16 août sont affichées ce jour en mairie, et que ces trois délibérations portent toutes sur le nouveau SDCI (Schéma Départemental de Coopération Intercommunale) de Vaucluse, tout nous pousse à affirmer que la seule et unique raison de ce conseil était la suivante :

"Un conseil le 16 août, ... pour faire ce qu'il fallait faire sous 75 jours "


Il faut savoir, en effet, que dans le cadre de ce nouveau SDCI (Schéma Départemental de Coopération Intercommunale), deux arrêtés préfectoraux ont été pris :
  • le premier, en date du 30 mai 2016, pour la fusion de deux syndicats intercommunaux pour les transports scolaires et ce, à des fins de rationalisation ;
  • et le deuxième, le 02 juin 2016, pour fixer le nouveau périmètre  et la nouvelle composition du conseil communautaire de la communauté de communes LMV (Luberon Mont Ventoux).
Les communes et les communautés de communes concernées avaient 75 jours pour se prononcer. A défaut de délibération, leur avis serait jugé favorable.

Le délai imparti de 75 jours arrivant à son terme en cette mi-août, il y avait urgence à corriger cette négligence puyverdanne.

Il pourrait nous être rétorqué que ce n'est pas la raison puisque, sans délibération de Puyvert dans les 75 jours, son silence valait de toute façon approbation.

Oui mais ! ... tout de même !  C'est sûrement mieux de ne pas laisser penser aux autres communes de LMV et au Préfet de Vaucluse que Puyvert n'est ni intéressée ni concernée par son rattachement à LMV.

Nous reviendrons sur le reste du contenu de ce conseil municipal du 16 août dans de prochains articles car, à ce jour, son compte-rendu n'est toujours pas publié sur le site web de la mairie, ni affiché sur les panneaux publiques prévus à cet effet. 

Pour l'heure, voici le tableau annoncé plus haut :

1Révision du PLU1 min 51 s
2Urbanisme - Contentieux43 s
3Intercommunalité : CCPL - LMV3 min 45 s
4Syndicat Intercommunal des transports de Cavaillon1min 25 s
5Construction MAM - ALSH2 min
6Bistrot de pays - Logements sociaux1 min
7Subventions d'investissement2 min 27 s
8Voirie3 min 15 s
9Organisation du travail du personnel communal1 min 20 s
10Rentrée scolaire - Mesures de sécurité1 min 30 s
!!!!Ajout : renégociation du prêt Crédit Agricole3 min

lundi 29 août 2016

Avant la rentrée, dix retours en arrière sur l'été 2016 à Puyvert : 2 - " Une place Jean Moulin marquée de deux pierres blanches " !


2 - Sur le mode "On ne nous dit pas tout" : Puyvert, un village au cœur de pierre


Mais un nouvel épisode est venu, début août, s'ajouter à l'histoire de la transformation de cette jolie place. 

Cette affaire qui met en cause la mairie - au premier rang de laquelle le maire - est actuellement portée devant les tribunaux.

Aussi, nous ne donnerons pas à voir ici l'enregistrement de ce nouvel incident qui circule actuellement "sous le manteau".  

De même, nous ne dirons rien de ce que nous savons de cette affaire.

Exceptionnellement, nous nous limiterons à laisser parler les images.

Tout d'abord, cette carte ancienne vue sur le site collection-jfm.fr, et qui montre, dans le soleil au fond, le banc au pied du platane, juste à l'entrée de ce qui s'appelle alors la place de la fontaine.


Jean Moulin méritait bien que ce plus joli endroit du cœur du village soit rebaptisé à son nom, en mémoire et en reconnaissance du combat qu'il a mené pour notre liberté. Aujourd'hui cette place s'appelle donc la place Jean Moulin.

Même si les lieux ont été modifiés ces dernières années pour faire place à un parking, la rue qui y mène laisse toujours voir le platane et le banc qui nous intéresse.



Mais il faut dans certains villages savoir faire appel aux photos anciennes et à la mémoire des anciens pour retrouver le souvenir des jours heureux.

Ainsi, la place Jean Moulin était bien belle quand son banc accueillait "les piliers de Puyvert" comme les appellent leurs descendants en publiant en mode public sur Facebook, après leur décès, un bien joli montage photos pour nous rappeler ce bon vieux temps.



Qu'auraient pensé ces anciens en découvrant la première pierre posée sur ordre du maire, Sébastien Vincenti, ce qui a valu à cette "pierre de la discorde" de faire le titre d'un article de la Provence le 5 juin dernier ?


La présence aussi incongrue qu'inattendue de cette pierre en a surpris plus d'un. 

... Mais surtout la factrice qui est revenue à sa voiture sans se souvenir que la pierre était là, ce qui lui a valu un arrêt de travail suite à une vilaine fracture.

Début août, une nouvelle pierre, plus lourde encore, et plus dangereuse par sa forme, est venue enlever définitivement à ce petit banc toute son âme, toute son humanité et sa douceur ombragée, propice aux conversations complices et aux mots doux.

Jean Moulin est désormais commémoré au cœur de pierre du village. Son nom méritait mieux que toute cette dureté.

Ne vaudrait-il pas mieux, par respect pour lui, revenir au nom précédent de place de la "font haine" ?




Avant la rentrée, dix retours en arrière sur l'été 2016 à Puyvert : 1 - " Un bien joli coût de pub "!

De nouveau au complet après de longues vacances, notre comité de rédaction a choisi de revenir en arrière sur l'actualité estivale puyverdanne car, contrairement aux apparences, notre village n'a pas été aussi tranquille qu'il y paraît.

Les dix infos qu'il nous a semblé important de retenir seront traitées ici comme autant d'épisodes burlesques, tragi-comiques, pagnolesques, grand guignolesques de cet été 2016.

Puyvert n'a pas son festival. ... Ce n'est pas si sûr !

1 - Sur le mode "On ne nous dit pas tout ": un bien joli coût de pub !


Au lancement de l'été, la mairie a l'habitude de distribuer dans nos boîtes aux lettres son numéro estival du BIM (Bulletin d'Information Municipale) dont Puyvert Info a déjà eu l'occasion de dire l'usage que beaucoup de Puyverdans en font. 

S'il n'échappe à personne que ce bulletin est le média du maire, la virulence particulière avec laquelle il s'y est exprimé cette fois a prouvé combien il était atteint par les attaques dont il fait l'objet. 

Et, alors même que Sébastien Vincenti a pris soin curieusement de préciser dans son édito que "la vérité fâche, le mensonge s'ignore", ce numéro 48 du BIM restera dans les mémoires comme la meilleure contre-illustration que "l'ignorance est la meilleure attitude face à de tels agissements"(voir édito en page1).

Mais restons honnêtes et espérons des jours meilleurs pour Puyvert car la phrase complète était : "Je retiendrai pour demain que l'ignorance est la meilleure attitude face à de tels agissements".
Qui sait ? ... Demain, peut-être, le ton du BIM changera !

Mais le plus important n'est pas dans la forme, il est dans le fond.

Sans entrer dans le détail de ce BIM tristement mémorable, arrêtons-nous à sa couverture.

Contrairement à tous les BIM précédents, la première page de couverture du N° 48 du BIM ne fait  référence ni à l'équipe municipale, ni aux enfants, ni aux anciens, ni aux associations, ni à l'école, ni aux manifestations ou fêtes, ni à l'histoire de Puyvert ... Bref, elle ne fait référence à aucun sujet d'ordre publique ou d'intérêt général.

Au contraire, elle n'hésite pas à transformer le BIM en un outil publicitaire avec la promotion en pleine page d'un commerce nouvellement ouvert, faute d'être encore ce fameux moulin que l'on nous annonce depuis des années et pour lequel un permis de construire a été déposé ... et obtenu de façon très singulière.

Un certain nombre de Puyverdans ont tenu à aussitôt nous dire combien ils avaient été choqués par cette confusion des genres entre intérêt privé et intérêt général.
  • Qui a pris la photo ? 
  • Qui a eu l'idée de la mettre en première de couverture ... d'autant qu'en page 2 il y a déjà - comme premier article - la présentation détaillée de ce commerce ? 
  • Et, SURTOUT, combien ont payé les deux gérantes du Panier du Moulin cette double publicité - distribuée gratuitement dans toutes les boîtes aux lettres de Puyvert ?
Autant de questions qu'il aurait fallu pouvoir poser au directeur de publication ou à la commission communication de ce journal. Mais faute d'en trouver la mention, comme cela est l'usage dans les bulletins municipaux des villages environnants, il nous reste à penser que le prix à payer pour cette publicité pour le moins surprenante a été un très bon prix.

C'est d'ailleurs ce que suggère le "merci" qu'adressent - à qui, d'ailleurs ? - les deux gérantes du Panier du moulin sur leur page Facebook le 24 juillet dernier.


... à quand une publicité en première de couverture du BIM pour Super U ?